Il faut dire autrice et non auteure

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Selon l’Académie française, le terme exact pour désigner un « auteur » au féminin est historiquement le mot « autrice » que l’on utilisait déjà au XVIe siècle. La féminisation du mot, par l’ajout d’un e pour former le terme « auteure » est tout à fait récente, mais considérée comme un barbarisme.


Commentaires préférés (3)

Je cite de mémoire Chris Esquerre:

"Quand 50 000 personnes font une faute de français, c'est insupportable.
Quand 10 millions de personnes font une faute de français, c'est la langue qui évolue, qui se transforme"

a écrit : Dommage, j’aime bien la sonorité sobre de « auteure », alors que « autrice » agresse un peu plus Il s’agit simplement d’un manque d’habitude car cette sonorité nous est pourtant très familière dans beaucoup de mots. Le féminin des noms communs terminant par -teur est -trice lorsque ces mots proviennent de mots latin terminant en -tor et -trix :

Conductrice, institutrice, directrice, admiratrice, cantatrice (même si chanteuse existe), animatrice, séductrice, monitrice, créatrice, productrice, dominatrice, protectrice, aviatrice, formatrice, consommatrice, sénatrice, correctrice, lectrice, négociatrice, malfaitrice, etc.

Les noms féminins finissent en -teuse s'ils sont issues d'un verbe en -ter ou en -tre.
(acheter - acheteur - acheteuse / mettre - metteur - metteuse)
Les noms féminins finissent en -eure s'ils sont issues d'un mot latin en -or ou -ior.
(professor - professeur - professeure / assessor - assesseur - assesseure)

Comme je l'ai déjà précisé dans une autre anecdote, "autrice" est certes le mot juste mais certainement pas le mot usité. "Auteure" s'est déjà imposé et s'imposera comme la règle établie, peu importe ce que dit l'Académie.
Pour "docteur", la forme féminine exacte devrait être "doctrice" du latin doctor/trix mais dans l'usage francophone, on retrouve parfois docteure, doctoresse et même docteuse.

a écrit : Il s’agit simplement d’un manque d’habitude car cette sonorité nous est pourtant très familière dans beaucoup de mots. Le féminin des noms communs terminant par -teur est -trice lorsque ces mots proviennent de mots latin terminant en -tor et -trix :

Conductrice, institutrice, directrice, admiratrice, cant
atrice (même si chanteuse existe), animatrice, séductrice, monitrice, créatrice, productrice, dominatrice, protectrice, aviatrice, formatrice, consommatrice, sénatrice, correctrice, lectrice, négociatrice, malfaitrice, etc.

Les noms féminins finissent en -teuse s'ils sont issues d'un verbe en -ter ou en -tre.
(acheter - acheteur - acheteuse / mettre - metteur - metteuse)
Les noms féminins finissent en -eure s'ils sont issues d'un mot latin en -or ou -ior.
(professor - professeur - professeure / assessor - assesseur - assesseure)

Comme je l'ai déjà précisé dans une autre anecdote, "autrice" est certes le mot juste mais certainement pas le mot usité. "Auteure" s'est déjà imposé et s'imposera comme la règle établie, peu importe ce que dit l'Académie.
Pour "docteur", la forme féminine exacte devrait être "doctrice" du latin doctor/trix mais dans l'usage francophone, on retrouve parfois docteure, doctoresse et même docteuse.
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Merci pour ce complément

Etant un vieux de la vieille, j'en suis encore à : la pharmacienne est la femme du pharmacien. Pharmacien étant le nom du métier, donc neutre.

Comme dire Mme l'Ambassadeur et non pas Mme l'Ambassadrice, qui rabaisse cette diplomate au rang de "la femme du"

EDIT :
Et tiens je reste dans le mode vieux con :

M. est l'abrégé de Monsieur
Mr est l'abrégé de Mister.

Aaah ca fait du bien :D


Tous les commentaires (51)

Dommage, j’aime bien la sonorité sobre de « auteure », alors que « autrice » agresse un peu plus

Je cite de mémoire Chris Esquerre:

"Quand 50 000 personnes font une faute de français, c'est insupportable.
Quand 10 millions de personnes font une faute de français, c'est la langue qui évolue, qui se transforme"

Donc inutile de créer un nouveau mot (auteure) alors qu’il existe déjà (autrice) mais tombé dans l’oubli par son non-usage Cela illustre notre capacité en France à créer une nouvelle loi ou cadre légal pour répondre à une demande nouvelle de la société alors que les solutions existent déjà et ont été éprouvées par le passé.

a écrit : Dommage, j’aime bien la sonorité sobre de « auteure », alors que « autrice » agresse un peu plus Il s’agit simplement d’un manque d’habitude car cette sonorité nous est pourtant très familière dans beaucoup de mots. Le féminin des noms communs terminant par -teur est -trice lorsque ces mots proviennent de mots latin terminant en -tor et -trix :

Conductrice, institutrice, directrice, admiratrice, cantatrice (même si chanteuse existe), animatrice, séductrice, monitrice, créatrice, productrice, dominatrice, protectrice, aviatrice, formatrice, consommatrice, sénatrice, correctrice, lectrice, négociatrice, malfaitrice, etc.

Les noms féminins finissent en -teuse s'ils sont issues d'un verbe en -ter ou en -tre.
(acheter - acheteur - acheteuse / mettre - metteur - metteuse)
Les noms féminins finissent en -eure s'ils sont issues d'un mot latin en -or ou -ior.
(professor - professeur - professeure / assessor - assesseur - assesseure)

Comme je l'ai déjà précisé dans une autre anecdote, "autrice" est certes le mot juste mais certainement pas le mot usité. "Auteure" s'est déjà imposé et s'imposera comme la règle établie, peu importe ce que dit l'Académie.
Pour "docteur", la forme féminine exacte devrait être "doctrice" du latin doctor/trix mais dans l'usage francophone, on retrouve parfois docteure, doctoresse et même docteuse.

a écrit : Il s’agit simplement d’un manque d’habitude car cette sonorité nous est pourtant très familière dans beaucoup de mots. Le féminin des noms communs terminant par -teur est -trice lorsque ces mots proviennent de mots latin terminant en -tor et -trix :

Conductrice, institutrice, directrice, admiratrice, cant
atrice (même si chanteuse existe), animatrice, séductrice, monitrice, créatrice, productrice, dominatrice, protectrice, aviatrice, formatrice, consommatrice, sénatrice, correctrice, lectrice, négociatrice, malfaitrice, etc.

Les noms féminins finissent en -teuse s'ils sont issues d'un verbe en -ter ou en -tre.
(acheter - acheteur - acheteuse / mettre - metteur - metteuse)
Les noms féminins finissent en -eure s'ils sont issues d'un mot latin en -or ou -ior.
(professor - professeur - professeure / assessor - assesseur - assesseure)

Comme je l'ai déjà précisé dans une autre anecdote, "autrice" est certes le mot juste mais certainement pas le mot usité. "Auteure" s'est déjà imposé et s'imposera comme la règle établie, peu importe ce que dit l'Académie.
Pour "docteur", la forme féminine exacte devrait être "doctrice" du latin doctor/trix mais dans l'usage francophone, on retrouve parfois docteure, doctoresse et même docteuse.
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"Les institutrices, puéricultrices,
administratrices, dessinatrices,
les boulangers, les camioneurs, les policiers,
les agriculteurs, les ménagères, les infirmières,
les conseillères d'orientation,
les chirurgiens, les mécaniciens, les chômeurs
J'adooooooooooooore regarder danser les gens !"

a écrit : Il s’agit simplement d’un manque d’habitude car cette sonorité nous est pourtant très familière dans beaucoup de mots. Le féminin des noms communs terminant par -teur est -trice lorsque ces mots proviennent de mots latin terminant en -tor et -trix :

Conductrice, institutrice, directrice, admiratrice, cant
atrice (même si chanteuse existe), animatrice, séductrice, monitrice, créatrice, productrice, dominatrice, protectrice, aviatrice, formatrice, consommatrice, sénatrice, correctrice, lectrice, négociatrice, malfaitrice, etc.

Les noms féminins finissent en -teuse s'ils sont issues d'un verbe en -ter ou en -tre.
(acheter - acheteur - acheteuse / mettre - metteur - metteuse)
Les noms féminins finissent en -eure s'ils sont issues d'un mot latin en -or ou -ior.
(professor - professeur - professeure / assessor - assesseur - assesseure)

Comme je l'ai déjà précisé dans une autre anecdote, "autrice" est certes le mot juste mais certainement pas le mot usité. "Auteure" s'est déjà imposé et s'imposera comme la règle établie, peu importe ce que dit l'Académie.
Pour "docteur", la forme féminine exacte devrait être "doctrice" du latin doctor/trix mais dans l'usage francophone, on retrouve parfois docteure, doctoresse et même docteuse.
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Merci pour ce complément

Etant un vieux de la vieille, j'en suis encore à : la pharmacienne est la femme du pharmacien. Pharmacien étant le nom du métier, donc neutre.

Comme dire Mme l'Ambassadeur et non pas Mme l'Ambassadrice, qui rabaisse cette diplomate au rang de "la femme du"

EDIT :
Et tiens je reste dans le mode vieux con :

M. est l'abrégé de Monsieur
Mr est l'abrégé de Mister.

Aaah ca fait du bien :D

a écrit : Merci pour ce complément

Etant un vieux de la vieille, j'en suis encore à : la pharmacienne est la femme du pharmacien. Pharmacien étant le nom du métier, donc neutre.

Comme dire Mme l'Ambassadeur et non pas Mme l'Ambassadrice, qui rabaisse cette diplomate au rang de "la fe
mme du"

EDIT :
Et tiens je reste dans le mode vieux con :

M. est l'abrégé de Monsieur
Mr est l'abrégé de Mister.

Aaah ca fait du bien :D
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Oui, traditionnellement, Mme l'Ambassadrice est l'épouse de l'ambassadeur, à la différence de Mme l'Ambassadeur, qui, elle, exerce la fonction.

Par contre pour pharmacienne, cela ne marche pas. Pharmacienne, c'est un titre et un métier, ce n'est pas lié à la fonction d'épouse.

a écrit : Oui, traditionnellement, Mme l'Ambassadrice est l'épouse de l'ambassadeur, à la différence de Mme l'Ambassadeur, qui, elle, exerce la fonction.

Par contre pour pharmacienne, cela ne marche pas. Pharmacienne, c'est un titre et un métier, ce n'est pas lié à la fonction d'épouse.
Alors justement pharmacienne c'est l'exemple typique. La "pharmacienne" désignait bien la femme du pharmacien durant le siècle passé. J'ai d'ailleurs une tante qui se dit "pharmacien" pour cette raison.
Mais la langue évolue, et cet usage va totalement disparaître de nos esprit dans les décennies à venir je pense.

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android

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a écrit : Alors justement pharmacienne c'est l'exemple typique. La "pharmacienne" désignait bien la femme du pharmacien durant le siècle passé. J'ai d'ailleurs une tante qui se dit "pharmacien" pour cette raison.
Mais la langue évolue, et cet usage va totalement disparaître de nos esprit dans les décennies à venir je pense.
Ben là, pour le coup, ce n'est pas la langue seule qui a évolué, mais la société toute entière. À l'époque où les femmes n'avaient pas la possibilité d'obtenir leur doctorat en pharmacie, une pharmacienne était donc forcément l'épouse du pharmacien.
Ce qui n'est plus le cas aujourd'hui. C'est même devenu l'inverse parce que les deux tiers des pharmaciens sont des pharmaciennes.
Il y a d'ailleurs une sacrée discussion à ce sujet à l'article "pharmacien" sur wiki. On y apprend que le Dictionnaie de l'Académie française dès 1935 décrit déjà la pharmacienne comme celle qui exerce.

L’Académie française n’a aucune légitimité pour établir un quelconque usage et a prouvé durant son histoire qu’elle n’en était pas à une contradiction près

a écrit : Merci pour ce complément

Etant un vieux de la vieille, j'en suis encore à : la pharmacienne est la femme du pharmacien. Pharmacien étant le nom du métier, donc neutre.

Comme dire Mme l'Ambassadeur et non pas Mme l'Ambassadrice, qui rabaisse cette diplomate au rang de "la fe
mme du"

EDIT :
Et tiens je reste dans le mode vieux con :

M. est l'abrégé de Monsieur
Mr est l'abrégé de Mister.

Aaah ca fait du bien :D
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Comme la boulangère désigne la femme du boulanger, non?

a écrit : Je cite de mémoire Chris Esquerre:

"Quand 50 000 personnes font une faute de français, c'est insupportable.
Quand 10 millions de personnes font une faute de français, c'est la langue qui évolue, qui se transforme"
En suivant cet exemple, il sera bientôt juste de dire et d’écrire « comme même ».
En ce qui me concerne, même si 100 millions de personnes font la faute, bah, ça reste une faute. C’est à ceux qui font l’erreur de corriger et non à ceux qui ne la font pas de s’adapter.

a écrit : En suivant cet exemple, il sera bientôt juste de dire et d’écrire « comme même ».
En ce qui me concerne, même si 100 millions de personnes font la faute, bah, ça reste une faute. C’est à ceux qui font l’erreur de corriger et non à ceux qui ne la font pas de s’adapter.
Quel faute ?

a écrit : En suivant cet exemple, il sera bientôt juste de dire et d’écrire « comme même ».
En ce qui me concerne, même si 100 millions de personnes font la faute, bah, ça reste une faute. C’est à ceux qui font l’erreur de corriger et non à ceux qui ne la font pas de s’adapter.
Là, tu exagères un peu comme même !

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android

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a écrit : Ben là, pour le coup, ce n'est pas la langue seule qui a évolué, mais la société toute entière. À l'époque où les femmes n'avaient pas la possibilité d'obtenir leur doctorat en pharmacie, une pharmacienne était donc forcément l'épouse du pharmacien.
Ce qui n'est plus le cas aujourd&#
039;hui. C'est même devenu l'inverse parce que les deux tiers des pharmaciens sont des pharmaciennes.
Il y a d'ailleurs une sacrée discussion à ce sujet à l'article "pharmacien" sur wiki. On y apprend que le Dictionnaie de l'Académie française dès 1935 décrit déjà la pharmacienne comme celle qui exerce.
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Quand il parlait du siecle dernier il parlait du 20e siècle je pense. Donc époque où les doctorats en pharmacie ou le travail des femmes était bien ancré dans les mentalités.

Ma mère était préparatrice en pharmacie, sa patronne se faisait appeller Madame le Pharmacien.

Et oui ma mère était bien préparatrice, ne me demandez pas pourquoi j'en perds déja mon latin, surement l'esprit de contradiction féminin.

a écrit : En suivant cet exemple, il sera bientôt juste de dire et d’écrire « comme même ».
En ce qui me concerne, même si 100 millions de personnes font la faute, bah, ça reste une faute. C’est à ceux qui font l’erreur de corriger et non à ceux qui ne la font pas de s’adapter.
Tout dépend de l’utilisation faite dans la phrase. Il peut parfois ne pas s’agir de la locution conjonctive.
La phrase suivante est donc tout à fait correcte :
« Comme même son collègue ne pouvait venir, il a reporté la réunion. »

Pour revenir à l’anecdote, voici le rapport de l’académie sur le sujet pour ceux qui s’ennuient :
www.academie-francaise.fr/sites/academie-francaise.fr/files/rapport_feminisation_noms_de_metier_et_de_fonction.pdf
D’ailleurs, l’académie est tout à fait au courant des variations de langue liées à l’usage et ne les renie pas contrairement à ce que l’on croit souvent.

a écrit : Quand il parlait du siecle dernier il parlait du 20e siècle je pense. Donc époque où les doctorats en pharmacie ou le travail des femmes était bien ancré dans les mentalités.

Ma mère était préparatrice en pharmacie, sa patronne se faisait appeller Madame le Pharmacien.

Et oui ma mère était
bien préparatrice, ne me demandez pas pourquoi j'en perds déja mon latin, surement l'esprit de contradiction féminin. Afficher tout
J'ai moi-même trois pharmaciennes et un pharmacien dans ma belle-famille (et aucun d'eux n'est marié avec un confrère ou une consœur d'ailleurs ). Pourtant, je n'avais jamais entendu parler de cet usage.
Mais il a bel et bien existé, je ne le nie pas. J'ignorais seulement que certains continuaient à l'usiter. Tu me l'as appris, je l'avoue.

a écrit : Il s’agit simplement d’un manque d’habitude car cette sonorité nous est pourtant très familière dans beaucoup de mots. Le féminin des noms communs terminant par -teur est -trice lorsque ces mots proviennent de mots latin terminant en -tor et -trix :

Conductrice, institutrice, directrice, admiratrice, cant
atrice (même si chanteuse existe), animatrice, séductrice, monitrice, créatrice, productrice, dominatrice, protectrice, aviatrice, formatrice, consommatrice, sénatrice, correctrice, lectrice, négociatrice, malfaitrice, etc.

Les noms féminins finissent en -teuse s'ils sont issues d'un verbe en -ter ou en -tre.
(acheter - acheteur - acheteuse / mettre - metteur - metteuse)
Les noms féminins finissent en -eure s'ils sont issues d'un mot latin en -or ou -ior.
(professor - professeur - professeure / assessor - assesseur - assesseure)

Comme je l'ai déjà précisé dans une autre anecdote, "autrice" est certes le mot juste mais certainement pas le mot usité. "Auteure" s'est déjà imposé et s'imposera comme la règle établie, peu importe ce que dit l'Académie.
Pour "docteur", la forme féminine exacte devrait être "doctrice" du latin doctor/trix mais dans l'usage francophone, on retrouve parfois docteure, doctoresse et même docteuse.
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Le problème c'est que le mot "Auteure" est un terme inventé par une poignée de personne pensant féminiser une langue qui l'est déjà et en imaginant une quelquonque discrimination dans le français.

Le mot auteure s'impose, certe, comme le mot salut devant le mot bonjour... Mais le mot Autrice restera comme la forme normale du féminin de auteur ! D'ailleurs dans mon oreille et surtout dans mes yeux c'est beaucoups plus agréable et beaucoup plus parlant !

a écrit : Le problème c'est que le mot "Auteure" est un terme inventé par une poignée de personne pensant féminiser une langue qui l'est déjà et en imaginant une quelquonque discrimination dans le français.

Le mot auteure s'impose, certe, comme le mot salut devant le mot bonjour... Mais le
mot Autrice restera comme la forme normale du féminin de auteur ! D'ailleurs dans mon oreille et surtout dans mes yeux c'est beaucoups plus agréable et beaucoup plus parlant ! Afficher tout
Je crois que la forme normale du féminin d’auteur sera celle la plus utilisée et seul le futur pourra nous le dire. Les dictionnaires et l’Académie se conformeront à l’usage le plus plébiscité voire en autoriseront plusieurs.
Actuellement, la forme exacte est « une autrice » mais est très rarement utilisée et risque donc de rapidement disparaître au profit de « une auteure » voire de « une auteur ».

La langue française est moins féminisée qu’on ne le croit. Il suffit de s’intéresser au féminin des grades militaires ou des métiers terminant déjà par un e pour remarquer que le sujet est vaste.

a écrit : J'ai moi-même trois pharmaciennes et un pharmacien dans ma belle-famille (et aucun d'eux n'est marié avec un confrère ou une consœur d'ailleurs ). Pourtant, je n'avais jamais entendu parler de cet usage.
Mais il a bel et bien existé, je ne le nie pas. J'ignorais seulement que certai
ns continuaient à l'usiter. Tu me l'as appris, je l'avoue. Afficher tout
Peut etre est ce une question régionale
Ma mère est du Sud, a travaillé en Picardie avec sa patronne Pharmacien.
J'ai aussi rencontré beaucoup plus de gens à cheval sur l'utilisation des bons termes en Picardie (exemple le M. / Mr expliqué plus haut qui est un souvenir d'école) que dans le Sud où je vis maintenant, ce qui espliquerais que ma mère se fichait éperduement du terme "préparatrice"

J'avais aussi, étant ado, eu un cours magistral d'un professeur sur le terme ambassadeur et d'autres qui comme tu l'as dis est un titre et justifie à lui seul son utilisation correcte.

Pour ma part entendre Mme l'ambassadrice dans certains films ou Mme la Présidente "de tel pays" dans la bouche des journaliste me fait un peu tiqué, j'ai l'impression que cela "rabaisse" la fonction.