Il faut dire autrice et non auteure

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Selon l’Académie française, le terme exact pour désigner un « auteur » au féminin est historiquement le mot « autrice » que l’on utilisait déjà au XVIe siècle. La féminisation du mot, par l’ajout d’un e pour former le terme « auteure » est tout à fait récente, mais considérée comme un barbarisme.


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a écrit : Peut etre est ce une question régionale
Ma mère est du Sud, a travaillé en Picardie avec sa patronne Pharmacien.
J'ai aussi rencontré beaucoup plus de gens à cheval sur l'utilisation des bons termes en Picardie (exemple le M. / Mr expliqué plus haut qui est un souvenir d'école) que dans le S
ud où je vis maintenant, ce qui espliquerais que ma mère se fichait éperduement du terme "préparatrice"

J'avais aussi, étant ado, eu un cours magistral d'un professeur sur le terme ambassadeur et d'autres qui comme tu l'as dis est un titre et justifie à lui seul son utilisation correcte.

Pour ma part entendre Mme l'ambassadrice dans certains films ou Mme la Présidente "de tel pays" dans la bouche des journaliste me fait un peu tiqué, j'ai l'impression que cela "rabaisse" la fonction.
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Je suis d'accord avec toi, la féminisation "à tous prix" nuit à la fonction, elle l'identifie à un sexe, à une personne finalement, alors qu'une fonction, surtout quand elle suppose une haute responsabilité, devrait se placer au delà des individus et de leurs différences (de sexe, d'âge ou autre).

Je connaissais un directeur financier, qui était une femme, et qui ne voulait pas qu'on l'appelle "directrice", ça fait penser à "directrice d'école" disait-elle.

Dans mon administration d'ailleurs, on promeut à l'excès la féminisation des grades et des fonctions. C'est le dogme officiel, et j'avoue que pour tourner en ridicule cet usage, je féminise toutes les fonctions de mes interlocutrices qui ne l'ont pas fait d'elles-mêmes:
"Madame la cheffe du Truc, sur instruction de la contrôleuse Machin..."

C'est mon petit plaisir pervers.

a écrit : Le problème c'est que le mot "Auteure" est un terme inventé par une poignée de personne pensant féminiser une langue qui l'est déjà et en imaginant une quelquonque discrimination dans le français.

Le mot auteure s'impose, certe, comme le mot salut devant le mot bonjour... Mais le
mot Autrice restera comme la forme normale du féminin de auteur ! D'ailleurs dans mon oreille et surtout dans mes yeux c'est beaucoups plus agréable et beaucoup plus parlant ! Afficher tout
La difficulté vient du fait que certains mots féminins sont connotés. Par exemple les commentateurs sportifs avaient du mal à parler d'entraineuse comme on parle d'entraineur pour une équipe de foot. Ce cas particulier est en train d'être réglé par l'utilisation massive dans le cadre de la coupe du monde de foot des filles. Mais il reste beaucoup d'autres mots qui posent problème comme illustré par la chanson de Fatal Bazooka : www.paroles-musique.com/paroles-Fatal_Bazooka-Cest_Une_Pute-lyrics,p23382

a écrit : Tout dépend de l’utilisation faite dans la phrase. Il peut parfois ne pas s’agir de la locution conjonctive.
La phrase suivante est donc tout à fait correcte :
« Comme même son collègue ne pouvait venir, il a reporté la réunion. »

Pour revenir à l’anecdote, voici le rapport de l’académie sur l
e sujet pour ceux qui s’ennuient :
www.academie-francaise.fr/sites/academie-francaise.fr/files/rapport_feminisation_noms_de_metier_et_de_fonction.pdf
D’ailleurs, l’académie est tout à fait au courant des variations de langue liées à l’usage et ne les renie pas contrairement à ce que l’on croit souvent.
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C'est bien le problème ! Si ces deux mots ne pouvaient jamais être légitimement associés, les correcteurs d'orthographe des téléphones pourraient détecter cette faute et les utilisateurs apprendraient immédiatement le bon usage !

En ce qui concerne les fonctions officielles, la féminisation est proscrite il me semble. En effet, la fonction doit rester neutre étant donné que les mesures prises, par le préfet ou le ministre par exemple, sont destinées à perdurer au delà du mandat : de sorte que la fonction dépasse la seule personne du fonctionnaire en exercice.

Je crois avoir lu ça sur le site de l’Académie française, mais je me trompe peut être.

Je suis surprise de lire ça parce que je vois beaucoup plus « autrice » utilisé que « auteure » dans les articles que je lis ou autre. Et moi-même j’utilise tout le temps autrice ! Mais du coup les deux sont reconnus ?

a écrit : Oui, traditionnellement, Mme l'Ambassadrice est l'épouse de l'ambassadeur, à la différence de Mme l'Ambassadeur, qui, elle, exerce la fonction.

Par contre pour pharmacienne, cela ne marche pas. Pharmacienne, c'est un titre et un métier, ce n'est pas lié à la fonction d'épouse.
Et la boulangère ? C'est pas la femme du boulanger alors ? M'aurait-on menti toutes ces années ? Fichtre !

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a écrit : Comme la boulangère désigne la femme du boulanger, non? Mince, j'ai fait un doublon.. Je n'ai pas lu assez loin. Mea culpa !

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a écrit : Et la boulangère ? C'est pas la femme du boulanger alors ? M'aurait-on menti toutes ces années ? Fichtre ! J'aurai tendance à dire que dans le cas des boulanger c'est particulier. En effet , dans la majorité des situations, c'est vraiment un couple qui tient le commerce.
Donc la boulangère vend d'abord du pain et est en plus la femme du boulanger.

Sinon : je ne comprends pas bien l'argument du poste pour ne pas féminiser les métier comme Ambassadeur : après tout pourquoi "désexualiser" la personne qui l'incarne à un moment T?

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a écrit : En suivant cet exemple, il sera bientôt juste de dire et d’écrire « comme même ».
En ce qui me concerne, même si 100 millions de personnes font la faute, bah, ça reste une faute. C’est à ceux qui font l’erreur de corriger et non à ceux qui ne la font pas de s’adapter.
Dans ce cas pourquoi écris-tu en français et pas ancien français, voire en latin ou grec ?

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a écrit : Il s’agit simplement d’un manque d’habitude car cette sonorité nous est pourtant très familière dans beaucoup de mots. Le féminin des noms communs terminant par -teur est -trice lorsque ces mots proviennent de mots latin terminant en -tor et -trix :

Conductrice, institutrice, directrice, admiratrice, cant
atrice (même si chanteuse existe), animatrice, séductrice, monitrice, créatrice, productrice, dominatrice, protectrice, aviatrice, formatrice, consommatrice, sénatrice, correctrice, lectrice, négociatrice, malfaitrice, etc.

Les noms féminins finissent en -teuse s'ils sont issues d'un verbe en -ter ou en -tre.
(acheter - acheteur - acheteuse / mettre - metteur - metteuse)
Les noms féminins finissent en -eure s'ils sont issues d'un mot latin en -or ou -ior.
(professor - professeur - professeure / assessor - assesseur - assesseure)

Comme je l'ai déjà précisé dans une autre anecdote, "autrice" est certes le mot juste mais certainement pas le mot usité. "Auteure" s'est déjà imposé et s'imposera comme la règle établie, peu importe ce que dit l'Académie.
Pour "docteur", la forme féminine exacte devrait être "doctrice" du latin doctor/trix mais dans l'usage francophone, on retrouve parfois docteure, doctoresse et même docteuse.
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Pourtant en italien, le féminin de Dotore est Dotoressa.

;-)

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a écrit : Et la boulangère ? C'est pas la femme du boulanger alors ? M'aurait-on menti toutes ces années ? Fichtre ! De même la pharmacienne était la femme du pharmacien il me semble.

J'ai une amie qui refuse le terme pharmacienne et qui préfère pharmacien car cela représente la fonction et n'a, pour elle, rien à voir avec le sexe de la personne (bien que nous sommes tous conscient que si)

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a écrit : L’Académie française n’a aucune légitimité pour établir un quelconque usage et a prouvé durant son histoire qu’elle n’en était pas à une contradiction près C'est pas comme si c'était une des ses principales missions, inscrite dans ses statuts depuis sa création par Richelieu.

a écrit : Donc inutile de créer un nouveau mot (auteure) alors qu’il existe déjà (autrice) mais tombé dans l’oubli par son non-usage Cela illustre notre capacité en France à créer une nouvelle loi ou cadre légal pour répondre à une demande nouvelle de la société alors que les solutions existent déjà et ont été éprouvées par le passé. Afficher tout Ça s'appelle "l'évolution" ;)
Et pourquoi "la France par ci, la France par là"? Je pense que tout les pays et leur(s) langue(s) évoluent, et heureusement !

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a écrit : C'est pas comme si c'était une des ses principales missions, inscrite dans ses statuts depuis sa création par Richelieu. C’est bien ça le problème : elle tire sa seule légitimité d’une époque complètement révolue.
N’importe quel linguiste digne de ce nom admettra qu’aucune institution ne peut établir un usage. Seul les locuteurs le peuvent.
D’ailleurs, il n’y a aucun linguiste ni lexicographe parmi les 40 vieillards qui composent ce groupe parfaitement suranné

a écrit : Il s’agit simplement d’un manque d’habitude car cette sonorité nous est pourtant très familière dans beaucoup de mots. Le féminin des noms communs terminant par -teur est -trice lorsque ces mots proviennent de mots latin terminant en -tor et -trix :

Conductrice, institutrice, directrice, admiratrice, cant
atrice (même si chanteuse existe), animatrice, séductrice, monitrice, créatrice, productrice, dominatrice, protectrice, aviatrice, formatrice, consommatrice, sénatrice, correctrice, lectrice, négociatrice, malfaitrice, etc.

Les noms féminins finissent en -teuse s'ils sont issues d'un verbe en -ter ou en -tre.
(acheter - acheteur - acheteuse / mettre - metteur - metteuse)
Les noms féminins finissent en -eure s'ils sont issues d'un mot latin en -or ou -ior.
(professor - professeur - professeure / assessor - assesseur - assesseure)

Comme je l'ai déjà précisé dans une autre anecdote, "autrice" est certes le mot juste mais certainement pas le mot usité. "Auteure" s'est déjà imposé et s'imposera comme la règle établie, peu importe ce que dit l'Académie.
Pour "docteur", la forme féminine exacte devrait être "doctrice" du latin doctor/trix mais dans l'usage francophone, on retrouve parfois docteure, doctoresse et même docteuse.
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Auteure ne s'est pas imposé en dehors des sectes feministes et quelques médias.

a écrit : Je suis surprise de lire ça parce que je vois beaucoup plus « autrice » utilisé que « auteure » dans les articles que je lis ou autre. Et moi-même j’utilise tout le temps autrice ! Mais du coup les deux sont reconnus ? J'allais le dire ! Grande lectrice je traîne sur beaucoup de sites / blogs de lecture et je suis des lecteurs sur les plateformes telles que instagram ou YouTube.... résultat, autrice y est + utilisé !

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a écrit : Je cite de mémoire Chris Esquerre:

"Quand 50 000 personnes font une faute de français, c'est insupportable.
Quand 10 millions de personnes font une faute de français, c'est la langue qui évolue, qui se transforme"
On peut aussi être 70 million à dire une bêtise et ça restera une bêtise,.
Entrée dans les mœurs, certes mais quand même une bêtise.

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a écrit : On peut aussi être 70 million à dire une bêtise et ça restera une bêtise,.
Entrée dans les mœurs, certes mais quand même une bêtise.
C'est exactement le sens de ces mots.

a écrit : Auteure ne s'est pas imposé en dehors des sectes feministes et quelques médias. « Secte féministe » est une expression à peu près aussi crédible que « lobby LGBT », vraiment... C’est ridicule d’en venir à utiliser ses expressions, elles sont là pour décrédibiliser des mouvements qui prônent l’égalité, et qui luttent contre les discriminations. C’est quand même fou de rajouter des mots tels que sectes / lobby devant en se disant que ça va donner à ce genre de propos nauséabonds un peu plus de crédit.

a écrit : « Secte féministe » est une expression à peu près aussi crédible que « lobby LGBT », vraiment... C’est ridicule d’en venir à utiliser ses expressions, elles sont là pour décrédibiliser des mouvements qui prônent l’égalité, et qui luttent contre les discriminations. C’est quand même fou de rajouter des mots tels que sectes / lobby devant en se disant que ça va donner à ce genre de propos nauséabonds un peu plus de crédit. Afficher tout Je ne vais pas alimenter le débat mais tu ferais mieux de te renseigner sur l'influence et l'occupation du paysage de l'information par ces organismes, on se rapproche beaucoup de la dictature de la bien pensence et de l'égalité unilatérale...