Certains prénoms réussissent mieux leurs études

Proposé par
le

Tous les commentaires (128)

Enfin j’ai compris pourquoi j’ai pas eu le bac

a écrit : Bonjour,

En effet, comme on dit : "corrélation n'est pas causalité".

Cependant, je crains fort que l'anecdote ne soit bien écrite pour le but qu'elle poursuit... C'est ce qui me dérange beaucoup dedans. Je ne viens certainement pas sur ce site (cette appli en fait
) pour voir les étalages d'une pseudo-analyse qui met deux séries de chiffres face-à-face et prétend démontrer ainsi une INCIDENCE de l'un sur l'autre.

C'est un raccourci que je trouve dangereux, pour le constater au quotidien dans un domaine technique où la recherche de corrélation fait (trop souvent) office d'analyse de cause, alors qu'elle ne devrait être que la toute première étape d'un processus d'émission et confrontation d'hypothèses.

Bref, je suis très déçu de lire ici une anecdote formulée de la sorte.
Afficher tout
L’anectode est parfaitement écrite et je ne vois aucune erreur de language. Relis

a écrit : L’anectode est parfaitement écrite et je ne vois aucune erreur de language. Relis L’anecDoTe a été corrigée hier en remplaçant « a une incidence sur les » par « est corrélé aux ».

a écrit : En fait l'anecdote est basée sur une faute statistique élémentaire, un phénomène parfaitement connu en statistiques : le biais de confusion. Une variable (ici la réussite au bac) paraît liée à une autre variable (le prénom), alors qu'en réalité ces deux variables sont corrélées à une même variable commune, le facteur de confusion (le niveau socioculturel donc) et c'est cette corrélation commune qui donne l'illusion d'un lien entre les deux variables, alors qu'il n'y a aucun lien direct entre les variables. Il existe des méthodes de calculs et de mise en place des protocoles d'étude pour contrôler ces biais.

On ne peut donc pas parler de "corrélation", et encore moins de "causalité" (concept complexe et large, qui implique de multiples notions: la répétition des observations, la force du lien etc, cf les critères de Bradford-Hills pour ceux que ça intéresse).

En plus il est évident que la thématique est tendancieuse...
Afficher tout
L’anecdote ne prétend pas qu’il y a une relation de causalité entre les prénoms et la réussite au bac, au contraire il est clairement formulé que c’est le milieu socio-culturel qui influence ces deux paramètres

a écrit : Du coup, ce sont les conditions socioculturelles (pas de tiret !) qui ont une incidence sur les résultats du bac et non le prénom qui n’en est que le reflet.

Bisous à Zemmour qui doit adorer cette anecdote.
L’anecdote ne dit pas que le prénom a une incidence sur les résultats mais seulement qu’il y a corrélation. En cela que des personnes issues des classes au niveau de vie supérieur nommeront plus facilement leur enfant d’un prénom qui n’est pas issu de la culture télévisuelle des classes moyennes. Là où en revanche l’anecdote est mal comprises c’est quand certains comprennent à une hiérarchisation des cultures alors qu’elle explique juste que le niveau de culture (pas de l’origine culturelle !) d’une famille a une incidence logique sur le niveau scolaire des enfants.
Bref : à capacités cognitives équivalentes, Charles fils d’un féru de sciences et d’arts de la Renaissance qui a les capacités d’offrir des visites culturelles onéreuses à sa progéniture aura + de chance d’obtenir son bac que Dylan fils d’un fana de Beverly Hills dont le seul loisir demeure la télé faute de moyens.
En revanche l’exemple de « Mohamed » est maladroit en cela qu’on suppose que tous ceux dont l’enfant s’appelle ainsi sont pauvres. Ce n’est pas le cas dans les pays musulmans où le prénom se retrouve à tous les niveaux. En revanche en Europe, il est vrai que les populations issues de l’immigration se retrouvent défavorisées scolairement, uniquement parce que la plupart sont issues de classes ouvrières (Rien à voir avec leur culture d’origine) et souffre du même problème que "Dylan". Abstraction faite des problèmes de discriminations raciales existantes dans le milieu professionnel mais pas à l’occasion d’un baccalauréat anonyme.

a écrit : L’anecdote ne dit pas que le prénom a une incidence sur les résultats mais seulement qu’il y a corrélation. En cela que des personnes issues des classes au niveau de vie supérieur nommeront plus facilement leur enfant d’un prénom qui n’est pas issu de la culture télévisuelle des classes moyennes. Là où en revanche l’anecdote est mal comprises c’est quand certains comprennent à une hiérarchisation des cultures alors qu’elle explique juste que le niveau de culture (pas de l’origine culturelle !) d’une famille a une incidence logique sur le niveau scolaire des enfants.
Bref : à capacités cognitives équivalentes, Charles fils d’un féru de sciences et d’arts de la Renaissance qui a les capacités d’offrir des visites culturelles onéreuses à sa progéniture aura + de chance d’obtenir son bac que Dylan fils d’un fana de Beverly Hills dont le seul loisir demeure la télé faute de moyens.
En revanche l’exemple de « Mohamed » est maladroit en cela qu’on suppose que tous ceux dont l’enfant s’appelle ainsi sont pauvres. Ce n’est pas le cas dans les pays musulmans où le prénom se retrouve à tous les niveaux. En revanche en Europe, il est vrai que les populations issues de l’immigration se retrouvent défavorisées scolairement, uniquement parce que la plupart sont issues de classes ouvrières (Rien à voir avec leur culture d’origine) et souffre du même problème que "Dylan". Abstraction faite des problèmes de discriminations raciales existantes dans le milieu professionnel mais pas à l’occasion d’un baccalauréat anonyme.
Afficher tout
Elle le disait avant d’être corrigée par la modération et suite à nos commentaires.

Cette anecdote me fait penser au livre « freakonomics » de Steven Levitt