L'accent circonflexe remplace le plus souvent un S

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le

L'accent circonflexe en français est la fusion graphique d’un accent aigu et d’un accent grave. Sa présence est généralement due à la disparition d'une lettre, le plus souvent un S. Mais il peut remplacer également d'autres lettres comme dans âme (animé), rôle (roole) ou piqûre (picqueure).

Il sert également d'indicateur pour la prononciation particulière d'une voyelle (ex: théâtre) ou comme discriminant orthographique (le dû).


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a écrit : Il y a évolution et créolisation. Les évolutions actuelles ne sont pas dues à une transformation/enrichissement de la langue, mais au laxisme de l'enseignement français. Quand on entend dire qu'une faute aussi grossière que "qu'ils hurles" pourrait être acceptée dans une dictée de primaire sous prétexte que "l'élève a compris que le mot est au pluriel", on comprend que certains s'étranglent de rage face aux modifications modernes. Lorsque les artistes de la Pléiade style Ronsart transforment le français au XVIème siècle, ils lui redonnent de la noblesse en le re-latinisant, ce qui lui donne sa dimension poétique (gracile est plus élégant que grêle, fragile que frêle...).

Quand on compare le vieux français de d'Aubigné, et le français de Châteaubriand, on constate que oui, la langue française a grandement évolué en trois siècles, le vocabulaire a changé, les tournures de phrase, l'orthographe, mais la beauté du langage n'en a pas souffert, bien au contraire. Aujourd'hui e français ne s'enrichit pas, il s'amoindrit, il perd des mots, il se simplifie, il se bredouille. Croyez bien que ses défenseurs, dont je fais partie, ne cèderont pas un pouce de terrain face à ces nouveautés, car Richelieu voulait que cette langue soit le latin moderne, la noblesse faite Verbe, et qu'il s'agit d'une ambition admirable et souhaitable. Libre aux Anglais de laisser leur langue devenir une infecte lingua franca commerciale, mais nous ne sommes pas forcés de nous contenter d'une telle médiocrité.
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Étant enseignante, je vous assure qu’un « s » pour terminaison à la troisième personne du pluriel n’est pas accepté comme juste. En orthographe, c’est correct ou incorrect. En revanche, c’est effectivement un marqueur de compréhension. Si un élève met un s c’est qu’il a relevé le pluriel. Ce ne sera pas considéré comme correct mais cela permettra de mieux cibler l’apprentissage. Concernant l’évolution de la langue, on ne peut pas considérer qu’elle s’appauvrit, en effet, elle s’enrichit chaque année de nouveaux mots! J’imagine que selon certains, ces mots représentent le déclin de cette belle langue française, comme ce fut déjà certainement le cas il y a cent ans, deux cents ans ou trois cents ans... et c’est cela qui fait du français une langue vivante ! (Je vous prie de m’excuser s’il y a des fautes, je ne peux voir mon texte sur le téléphone et il est possible que le correcteur me joue des tours !)

J'ai tellement rien compris que ça m'a donné mal à la teste...

Il y a une différence entre désirer une simplification de la langue française et faire des fautes.
Moi je fais beaucoup de fautes, mais je tiens à la langue et aux mots, et vois d’un mauvais œil ces simplifications libérales.

D’autant qu’elles sont faites pour exacerber la stigmatisation de ceux qui ne sauront pas parler convenablement.

Ces gens, cultivés, ne réduisent pas les exigences par flemmardise ou laxisme, mais bel et bien pour que la langue deviennent une différenciation de classe visible et difficilement corrigible.

Ceux qui fréquentent le beau monde, qui parle correctement, ou ceux qui parlent le langage des banlieues seront marqués dans leur langage même. Changer sa situation deviendra beaucoup plus difficile.

a écrit : Ton commentaire est une évolution de la langue française à lui tout seul... (a était (comment on peut écrire ça ???), letres (fallait écrire lètres pour rester dans thème^^), certain veulent...), pour un post sur l'orthographe et la prononciation c'est quand même excellent^^ "été" et "était" ne se prononcent pas pareil, comme "et" et "est" et "ai" (certains vont lire : "comme "é" et "é" et "é" " XD) Afficher tout Je dois dire qu'en tant que limousin je prononce tout ce qui n'a pas de "è" comme "é" c'est juste comme ça dans la région...

a écrit : Oui, mais il y a eu 2 périodes dans le travail des scribes :
1. Ils rallongent les lettres dans un mot, comme développé dans le commentaire, étant plus ou moins payés à la ligne (Ce sont les premiers pigistes !)
2. Ils raccourcissent les mots pour gagner du temps et parce que le "papier" d'al
ors (le velin) coûte cher. Ils remplaceront par exemple les lettres L et S par un X dans le pluriel de cheval, ce qui donnera chevaux et non plus chevals , le U étant un reliquat de la prononciation (vestige oral). Afficher tout
En provençal on dit (phonétiquement) tchivaou (chivau). Donc en effet il devait y avoir un mot qui s'en ap
proche en vieux "françois"

a écrit : Le S est d'ailleurs souvent conservé dans les autres langues. Notamment l'anglais.
Quête et Quest , Château et Castle , Maître et Master, île et Island , Boîte et box

Puis parfois, le S disparaît et le mot ne prend pas d'accent. Moutarde / Moustarde , Coutume / Coustume.
/> Il n'y a donc pas de règle établie rendant le français bien compliqué. Afficher tout
Idem pour l'espagnol avec tempestad pour tempête et quelques autres.

a écrit : Il y a une différence entre désirer une simplification de la langue française et faire des fautes.
Moi je fais beaucoup de fautes, mais je tiens à la langue et aux mots, et vois d’un mauvais œil ces simplifications libérales.

D’autant qu’elles sont faites pour exacerber la stigmatisation de ceux qui
ne sauront pas parler convenablement.

Ces gens, cultivés, ne réduisent pas les exigences par flemmardise ou laxisme, mais bel et bien pour que la langue deviennent une différenciation de classe visible et difficilement corrigible.

Ceux qui fréquentent le beau monde, qui parle correctement, ou ceux qui parlent le langage des banlieues seront marqués dans leur langage même. Changer sa situation deviendra beaucoup plus difficile.
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As-tu des preuves ou des sources de ce complot littéraire ?

Ce n'est pas parce qu'une personne est riche qu'elle est forcément cultivée et inversement. Le langage des banlieues d'ailleurs est une forme de culture en soi.

a écrit : Étant enseignante, je vous assure qu’un « s » pour terminaison à la troisième personne du pluriel n’est pas accepté comme juste. En orthographe, c’est correct ou incorrect. En revanche, c’est effectivement un marqueur de compréhension. Si un élève met un s c’est qu’il a relevé le pluriel. Ce ne sera pas considéré comme correct mais cela permettra de mieux cibler l’apprentissage. Concernant l’évolution de la langue, on ne peut pas considérer qu’elle s’appauvrit, en effet, elle s’enrichit chaque année de nouveaux mots! J’imagine que selon certains, ces mots représentent le déclin de cette belle langue française, comme ce fut déjà certainement le cas il y a cent ans, deux cents ans ou trois cents ans... et c’est cela qui fait du français une langue vivante ! (Je vous prie de m’excuser s’il y a des fautes, je ne peux voir mon texte sur le téléphone et il est possible que le correcteur me joue des tours !) Afficher tout Tout à fait d’accord avec vous!

a écrit : As-tu des preuves ou des sources de ce complot littéraire ?

Ce n'est pas parce qu'une personne est riche qu'elle est forcément cultivée et inversement. Le langage des banlieues d'ailleurs est une forme de culture en soi.
Lisez donc les paroles de MC Solaar sur l'album 5e AS et vous verrez que la rue ne manque pas de ressources

On retrouve le S dans les traductions de ces mots vers l'anglais :
Maître : Master
Hôpital : Hospital
Château (Anc. Châtel, Chastel, Châtelet, Châtillon) : Castle

Ou de l'espagnol :
Être : Estar

a écrit : Lisez donc les paroles de MC Solaar sur l'album 5e AS et vous verrez que la rue ne manque pas de ressources C'est à Titsta qu'il faut dire cela.

a écrit : L'exemple le plus simple et scolaire est :
Forêt, venant de forest comme dans déforestation par exemple ;)

Amusez vous à remettre les "s" à la place des accents circonflexes et vous retrouverez une partie de l'éthymologie de certains mots : Prêt / prestement...
Faire une faute à «étymologie », surtout dans ce contexte je trouve ça assez marrant

a écrit : Étant enseignante, je vous assure qu’un « s » pour terminaison à la troisième personne du pluriel n’est pas accepté comme juste. En orthographe, c’est correct ou incorrect. En revanche, c’est effectivement un marqueur de compréhension. Si un élève met un s c’est qu’il a relevé le pluriel. Ce ne sera pas considéré comme correct mais cela permettra de mieux cibler l’apprentissage. Concernant l’évolution de la langue, on ne peut pas considérer qu’elle s’appauvrit, en effet, elle s’enrichit chaque année de nouveaux mots! J’imagine que selon certains, ces mots représentent le déclin de cette belle langue française, comme ce fut déjà certainement le cas il y a cent ans, deux cents ans ou trois cents ans... et c’est cela qui fait du français une langue vivante ! (Je vous prie de m’excuser s’il y a des fautes, je ne peux voir mon texte sur le téléphone et il est possible que le correcteur me joue des tours !) Afficher tout Non, vous me pardonnerez, mais je ne suis absolument pas convaincu que Rabelais aurait trouvé l'enseignement de la troisième république comme déclinant. Au contraire, quand on compare, disons le XVIème siècle et le XIXème siècle, on ne constate pas un affadissement de la langue. Les changements sont présents, indubitablement, mais lorsque vous lisez la correspondance de personnages comme Napoléon, Victor Duruy, Clemenceau, vous ne vous dites pas que le niveau d'écriture est très médiocre comparé à une lettre de la Renaissance. Et même des textes bien plus modernes, que ce soit des discours de De Gaulle ou des chansons de Brassens, conservent un niveau de langage tout à fait respectable.

Donc oui, je persiste à dire que, même si les enseignants font un métier admirable et nécessaire, leur niveau d'exigence a baissé (et ce n'est pas leur faute... le Mammouth et ses idées trop géniales est passé par là), et que les "nouveaux mots" que ce soit "synergie", "gap", "au final", "enjailler" "wesh" ou "starfoullah" ne vont pas dans le sens d'un embellissement de la langue, et ne contribuent pas à la rendre plus littéraire, et donc plus artistique.

Après on a ce que l'on veut : un assemblage disparate de mots du langage populaire semble tout à fait adapté à une start-up nation. Mais j'avais cru comprendre qu'historiquement, la France avait toujours aspiré à être là nation des lettres et des arts, plaçant la beauté avant le côté pratique du langage commercial. Mais bon, je suppose qu'on peut être étudiant et vieux con en même temps... ^_^

a écrit : Non, vous me pardonnerez, mais je ne suis absolument pas convaincu que Rabelais aurait trouvé l'enseignement de la troisième république comme déclinant. Au contraire, quand on compare, disons le XVIème siècle et le XIXème siècle, on ne constate pas un affadissement de la langue. Les changements sont présents, indubitablement, mais lorsque vous lisez la correspondance de personnages comme Napoléon, Victor Duruy, Clemenceau, vous ne vous dites pas que le niveau d'écriture est très médiocre comparé à une lettre de la Renaissance. Et même des textes bien plus modernes, que ce soit des discours de De Gaulle ou des chansons de Brassens, conservent un niveau de langage tout à fait respectable.

Donc oui, je persiste à dire que, même si les enseignants font un métier admirable et nécessaire, leur niveau d'exigence a baissé (et ce n'est pas leur faute... le Mammouth et ses idées trop géniales est passé par là), et que les "nouveaux mots" que ce soit "synergie", "gap", "au final", "enjailler" "wesh" ou "starfoullah" ne vont pas dans le sens d'un embellissement de la langue, et ne contribuent pas à la rendre plus littéraire, et donc plus artistique.

Après on a ce que l'on veut : un assemblage disparate de mots du langage populaire semble tout à fait adapté à une start-up nation. Mais j'avais cru comprendre qu'historiquement, la France avait toujours aspiré à être là nation des lettres et des arts, plaçant la beauté avant le côté pratique du langage commercial. Mais bon, je suppose qu'on peut être étudiant et vieux con en même temps... ^_^
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Qu'est-ce qu'un joli mot pour vous ? Quel mot embellit la langue et quel mot ne le fait pas ? C'est très subjectif comme commentaire.

Parler de "Start-up nation" et défendre la beauté de la langue française frise littéralement l'oxymore.

De nombreux signes diacritiques ont été utilisés par les copistes pendant le Moyen-âge car ils permettaient d'économiser des lettres à écrire à une époque où l'imprimerie à caractères mobiles et réutilisables n'existait pas encore ou était peu répandue.
Ainsi, on utilisait l'accent circonflexe pour économiser un S, le tilde pour un n, l'arobase pour gagner un caractère sur "ad" (latin) ou "at" (anglais), et l'esperluette pour éviter d'écrire en toute lettre "et" ou "and". Mine de rien, ça représentait un bon gain de temps, d'encre et de papier ou de parchemin, surtout dans les registres commerciaux ou les actes officiels présentant de longues listes d'items...

a écrit : De nombreux signes diacritiques ont été utilisés par les copistes pendant le Moyen-âge car ils permettaient d'économiser des lettres à écrire à une époque où l'imprimerie à caractères mobiles et réutilisables n'existait pas encore ou était peu répandue.
Ainsi, on utilisait l'accent circonflexe
pour économiser un S, le tilde pour un n, l'arobase pour gagner un caractère sur "ad" (latin) ou "at" (anglais), et l'esperluette pour éviter d'écrire en toute lettre "et" ou "and". Mine de rien, ça représentait un bon gain de temps, d'encre et de papier ou de parchemin, surtout dans les registres commerciaux ou les actes officiels présentant de longues listes d'items... Afficher tout
Aujourd'hui, pour certain, faire ce genre de chose serait vu comme dégénérer la langue et l'écriture française

a écrit : Non, vous me pardonnerez, mais je ne suis absolument pas convaincu que Rabelais aurait trouvé l'enseignement de la troisième république comme déclinant. Au contraire, quand on compare, disons le XVIème siècle et le XIXème siècle, on ne constate pas un affadissement de la langue. Les changements sont présents, indubitablement, mais lorsque vous lisez la correspondance de personnages comme Napoléon, Victor Duruy, Clemenceau, vous ne vous dites pas que le niveau d'écriture est très médiocre comparé à une lettre de la Renaissance. Et même des textes bien plus modernes, que ce soit des discours de De Gaulle ou des chansons de Brassens, conservent un niveau de langage tout à fait respectable.

Donc oui, je persiste à dire que, même si les enseignants font un métier admirable et nécessaire, leur niveau d'exigence a baissé (et ce n'est pas leur faute... le Mammouth et ses idées trop géniales est passé par là), et que les "nouveaux mots" que ce soit "synergie", "gap", "au final", "enjailler" "wesh" ou "starfoullah" ne vont pas dans le sens d'un embellissement de la langue, et ne contribuent pas à la rendre plus littéraire, et donc plus artistique.

Après on a ce que l'on veut : un assemblage disparate de mots du langage populaire semble tout à fait adapté à une start-up nation. Mais j'avais cru comprendre qu'historiquement, la France avait toujours aspiré à être là nation des lettres et des arts, plaçant la beauté avant le côté pratique du langage commercial. Mais bon, je suppose qu'on peut être étudiant et vieux con en même temps... ^_^
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Tout d’abord, je ne pense pas que les correspondances de Duruy, Napoléon ou encore de Gaule, (surtout celles connues du public) soient représentatives du langage de la société contemporaine à ces personnalités.
Par ailleurs, qui sommes-nous pour juger de la qualité et de l’esthétisme d’un mot ? Il me semble bien subjectif (et présomptueux) d’imaginer qu’un mot a plus de valeur qu’un autre.
Et enfin, on voit ces évolutions à travers le prisme de notre époque et de ce que ces mots reflètent aujourd’hui, alors qu’ils s’inscrivent juste dans l’évolution d’une langue en mouvement constant ! Cela paraît aujourd’hui comme tranchant totalement avec des centena de langue française élégante, reflet d’une civilisation cultivée mais il ne faut pas oublier qu’il ne reste que les écrits des gens lettrés et cultivés et pas des reflets du langage du peuple. Français : langue vivante !

a écrit : Simplifier une langue oui, mais la simplifier au nom d’aucune logique si ce n’est celle de s’abaisser au niveau des plus médiocres plutôt qu’essayer de changer la façon de faire pour élever le niveau de chacun, ça c’est inutile et sans aucun sens!
Oignon, chez moi on le prononce le i, donc je vois pas pourquoi on
l’enlèverait. La langue française est compliquée mais elle a encore un minimum de logique, si on supprime des règles au nom de la médiocrité, ça n’en sera pas forcément plus simple... Afficher tout
Sauf qu’avec sa rectification orthographique de 1990, l’académie française ne prônait pas une simplification de la langue, mais de son code écrit, ce qui est tout à fait différent.
Une langue, c’est avant tout fait pour être parlée, pas écrite.
Par ailleurs, prononcer le « i » du mot orthographié oignon est de l’hypercorrection, car ce « i » est un reliquat des imprimeurs d’antan, pour signifier que la syllabe gn suivante était mouillée (à la différence d’un mot comme « agnostique », par exemple). C’est la même chose pour l’auteur Michel de Montaigne, dont le nom devrait se prononcer Montagne.