On ne va plus lancer mais catapulter les satellites

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a écrit : Je me demandais... Est-ce qu'on peut s'en servir pour donner de l'élan à un pigeon ? Ouai c'est pas faux

A coup sûr, ça va révolutionner le ball-trap dans nos campagnes!

Ce ne sera peut-être pas cette entreprise qui fera succès, souvent ce ne sont pas les premières, mais plutôt celles qui viennent après et améliorent le concept.

La technologie est bonne, ils ont de l’investissement, le marché est demandeur: ça peut marcher. Mais tout dépendra surtout des résultats de leur lanceur-démonstrateur « modèle-réduit » (qui est toutefois déjà plus haut que la statue de la liberté). Après tout, c’est pour cela qu’il est là. Pour l’instant il n’a tourné qu’à 20% de sa puissance.

Concernant les G, pour donner une idée générale, un iPhone et une GoPro résistent de base à la rotation (pas au lancement), c’est déjà ça.

Mais le concept n’a pas forcément besoin d’envoyer de l’électronique fragile ou des satellites pour être rentable: s’il est déjà possible d’envoyer du carburant, des matériaux de construction, ou même tout simplement de l’eau et de les récupérer dans l’espace, ça serait déjà un gros atout et autant de marchandises qui n’auront pas besoin de fusées classiques, donc ça reviendra bien moins cher.

a écrit : Ce ne sera peut-être pas cette entreprise qui fera succès, souvent ce ne sont pas les premières, mais plutôt celles qui viennent après et améliorent le concept.

La technologie est bonne, ils ont de l’investissement, le marché est demandeur: ça peut marcher. Mais tout dépendra surtout des résultats de leur
lanceur-démonstrateur « modèle-réduit » (qui est toutefois déjà plus haut que la statue de la liberté). Après tout, c’est pour cela qu’il est là. Pour l’instant il n’a tourné qu’à 20% de sa puissance.

Concernant les G, pour donner une idée générale, un iPhone et une GoPro résistent de base à la rotation (pas au lancement), c’est déjà ça.

Mais le concept n’a pas forcément besoin d’envoyer de l’électronique fragile ou des satellites pour être rentable: s’il est déjà possible d’envoyer du carburant, des matériaux de construction, ou même tout simplement de l’eau et de les récupérer dans l’espace, ça serait déjà un gros atout et autant de marchandises qui n’auront pas besoin de fusées classiques, donc ça reviendra bien moins cher.
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Tiens j'y avais pas pensé a ça, carburant, pièces détachées, de l'eau, de la bouffe... tout ce qui peut encaisser ces violents lancements "foireux", allez, disons, hasardeux, soyons optimistes! ^^ indispensables et qui passeraient de 10€ le gramme a 10 centime le gramme, soit le prix d'un bon foie gras sur Terre. ;)

Ca me donne encore plus confiance en ce concept, et même contredit ce que j'ai écrit comme quoi on ne colonisera jamais l'espace avec ça, ca peut vachement aider en vrai.

-On a bien reçu le jus de pomme, merci.
-De rien, mais à la base, c'étaient des pommes entières! ^^

a écrit : Ca commence a faire un peu beaucoup effectivement^^ mais avec une roue plus grande? Où en linéaire? Un peu comme les railsgun mais en beaucoup plus long?

Pour le moment j'ai l'impression qu'ils se contentent de lancer des trucs plus où moins vides et d'observer les débris qui retomben
t, mais on a fait pareil avec les fusées au début. Afficher tout
Quelque soit le moyen il faudra atteindre 7900m/s en sortie de lanceur pour espérer mettre quelque chose en orbite basse. Pour un satellite de 180kg ça fait 250.000g avec un tambour de rayon 25m. 50.000g pour un tambour 2x plus gros. Et pour des rails de 200m ça représenterait 32.000g pour un 0 à 7900m/s en 0.025s. Y a du challenge !

a écrit : Quelque soit le moyen il faudra atteindre 7900m/s en sortie de lanceur pour espérer mettre quelque chose en orbite basse. Pour un satellite de 180kg ça fait 250.000g avec un tambour de rayon 25m. 50.000g pour un tambour 2x plus gros. Et pour des rails de 200m ça représenterait 32.000g pour un 0 à 7900m/s en 0.025s. Y a du challenge ! Afficher tout Sans compter les turbulences atmosphériques et le freinage du aux frottements ...

Un sacré défi c'est clair, mais impossible ne fait pas partie de mon vocabulaire. :)

En tout cas merci pour les calculs.

Ca me rappelle un peu le Pariser kanonen
-Et si on envoyais des obus dans la stratosphère, on pourrait...
-Et si tu fermais ta g... , Krupp? (je dis pas ca pour toi hein) ^^

a écrit : Quelque soit le moyen il faudra atteindre 7900m/s en sortie de lanceur pour espérer mettre quelque chose en orbite basse. Pour un satellite de 180kg ça fait 250.000g avec un tambour de rayon 25m. 50.000g pour un tambour 2x plus gros. Et pour des rails de 200m ça représenterait 32.000g pour un 0 à 7900m/s en 0.025s. Y a du challenge ! Afficher tout L'idée de Spinlaunch n'est pas de satelliser directement la charge utile mais d'envoyer un lanceur de 11 tonnes maximum à 60 km d'altitude. Il allumera alors son moteur pour atteindre l'altitude et la vitesse recherchées et larguer son satellite. Sa vitesse, en sortie de bouche, doit atteindre 8000 km/h, bien inférieure aux 28000 km/h nécessaires à une satellisation directe, réduisant ainsi les contraintes dues à l'atmosphère.

Hello. Je pense oublié un élément dans mon raisonnement. Les critiques disent que c'est pas possible car l'engin va prendre des g. Pour moi ces g sont ceux de l'accélération. Du coup, soit je me trompe ( ca il y a des chances) soit il ' suffit' d'accélérer doucement dans la centrifugeuse ?
Si je me trompe, comment peut on envisager des trains à très très grand vitesse comme l'hyperloop ?
Ps merci d'avance pour les explications.

a écrit : L'idée de Spinlaunch n'est pas de satelliser directement la charge utile mais d'envoyer un lanceur de 11 tonnes maximum à 60 km d'altitude. Il allumera alors son moteur pour atteindre l'altitude et la vitesse recherchées et larguer son satellite. Sa vitesse, en sortie de bouche, doit atteindre 8000 km/h, bien inférieure aux 28000 km/h nécessaires à une satellisation directe, réduisant ainsi les contraintes dues à l'atmosphère. Afficher tout Exact. C’est indiqué dans les sources.
L’objectif de Spinlaunch est de remplacer le premier étage d’une fusée, pas la fusée complète. Le premier étage est celui qui donne une première partie de la vitesse et qui permet de passer les couches denses de l’atmosphère, celles qui résistent le plus. Spinlaunch ferait la même chose pour 20 fois moins cher, à la cadence de 5 lancements par jour, à la condition d’avoir une charge utile qui résiste aux G.
Ceci avec le lanceur « pleine taille » - l’actuel fait 33m de diamètre et tourne à 20%, le futur fera 100m de diamètre.

Ils sont bien conscients qu’il y a des inconnues et que c’est un pari risqué, mais qui vaut la peine d’être essayé.

a écrit : Hello. Je pense oublié un élément dans mon raisonnement. Les critiques disent que c'est pas possible car l'engin va prendre des g. Pour moi ces g sont ceux de l'accélération. Du coup, soit je me trompe ( ca il y a des chances) soit il ' suffit' d'accélérer doucement dans la centrifugeuse ?
Si je me trompe, comment peut on envisager des trains à très très grand vitesse comme l'hyperloop ?
Ps merci d'avance pour les explications.
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Il me semble qu'ici le problème c'est la force centrifuge et les G qu'elle implique avec une rotation aussi élevée.

a écrit : Hello. Je pense oublié un élément dans mon raisonnement. Les critiques disent que c'est pas possible car l'engin va prendre des g. Pour moi ces g sont ceux de l'accélération. Du coup, soit je me trompe ( ca il y a des chances) soit il ' suffit' d'accélérer doucement dans la centrifugeuse ?
Si je me trompe, comment peut on envisager des trains à très très grand vitesse comme l'hyperloop ?
Ps merci d'avance pour les explications.
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il faut vraiment imaginer ça comme une fronde. On accélère lentement la rotation, mais la force centrifuge augmente de plus en plus et on lâche le projectile qui part tout droit.

Une vidéo qui montre le phénomène:
www.videoman.gr/fr/173500

c'est exactement ce principe la (et c'est extrêmement dangereux^^)

Le problème la dedans c'est que dans l'engin de l'anecdote, ca tourne si vite que le projectile que l'on veut envoyer serait écrasé par la force centrifuge avant d'être lancé. C'est une fronde puissance 1000 en gros.

a écrit : Hello. Je pense oublié un élément dans mon raisonnement. Les critiques disent que c'est pas possible car l'engin va prendre des g. Pour moi ces g sont ceux de l'accélération. Du coup, soit je me trompe ( ca il y a des chances) soit il ' suffit' d'accélérer doucement dans la centrifugeuse ?
Si je me trompe, comment peut on envisager des trains à très très grand vitesse comme l'hyperloop ?
Ps merci d'avance pour les explications.
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La différence c'est le temps que tu mets à accélérer. Pour atteindre une vitesse élevée sans prendre trop de g il faut du temps et donc de la distance.

a écrit : Sans doute, ça a bien marché pour ton zizi. Déjà le "lancer de nain" n'était pas top, mais alors là... On t'a reconnu Hanouna :-p

a écrit : Exact. C’est indiqué dans les sources.
L’objectif de Spinlaunch est de remplacer le premier étage d’une fusée, pas la fusée complète. Le premier étage est celui qui donne une première partie de la vitesse et qui permet de passer les couches denses de l’atmosphère, celles qui résistent le plus. Spinlaunch ferait l
a même chose pour 20 fois moins cher, à la cadence de 5 lancements par jour, à la condition d’avoir une charge utile qui résiste aux G.
Ceci avec le lanceur « pleine taille » - l’actuel fait 33m de diamètre et tourne à 20%, le futur fera 100m de diamètre.

Ils sont bien conscients qu’il y a des inconnues et que c’est un pari risqué, mais qui vaut la peine d’être essayé.
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D'après l'article Clubic en source, le diamètre sera plutôt de 150m. Il sera aussi haut que la tour Eiffel.

a écrit : D'après l'article Clubic en source, le diamètre sera plutôt de 150m. Il sera aussi haut que la tour Eiffel. Le rayon du coup non ?

a écrit : La différence c'est le temps que tu mets à accélérer. Pour atteindre une vitesse élevée sans prendre trop de g il faut du temps et donc de la distance. On peut aussi calculer le vecteur d'à-coup J (appelé jerk en anglais comme dans clean-and-jerk pour ceux qui font de l'haltéro) qui est le vecteur dérivé du vecteur accélération pour se rendre compte de la variation de l'accélération.
Le problème de cette valeur, c'est qu'elle contient souvent des dirac (point infini).

On peut encore dériver et obtenir la valeur Snap noté S (à traduire par "clin d'oeil"). Cela ne sert absolument à rien sauf aux ingénieurs de la NASA pour le téléscope Hubble et autres pour avoir une dérivée 4ème de la position.

a écrit : Le rayon du coup non ? Arf ! J'mets trompé de comparaison mon colonel. En terrain de foot peut-être ? ^^
Allez, 3x la hauteur de l'Arc de Triomphe ;)

D'après Clubic, la miniature actuelle fait 50m de diamètre et ne fait que 1/3 de la version finale.
C'est donc bien un diamètre de 150m au final.

a écrit : Arf ! J'mets trompé de comparaison mon colonel. En terrain de foot peut-être ? ^^
Allez, 3x la hauteur de l'Arc de Triomphe ;)

D'après Clubic, la miniature actuelle fait 50m de diamètre et ne fait que 1/3 de la version finale.
C'est donc bien un diamètre de 150m au final.
C'est bon on n'est plus qu'à 85.000g avec 75m de rayon ! ^^

(125.000g pour 50m de rayon, je me suis trompé hier dans le calcul)

a écrit : Des entreprises qui ont voulu révolutionner le spatial, il y en a eu des dizaines. Très peu ont réussi.
La méthode de lancement est originale, mais le principe de propulser un objet comme un gros bourrin n’a rien de nouveau. C’est ce que fait un canon. Et si on a préféré utiliser des fusées pour envoyer des charg
es à très longue distance, c’est pas pour rien.

Il y a plusieurs gros problèmes sur ce concept. Le plus important étant les contraintes appliquées au satellite. Au moment de l’éjection il se prends 10 000g, un gros appel d’air et d’énormes frottements. Pour un appareil censé fonctionner à 0g et dans le vide, le résultat risque d’être marrant à regarder.
Ensuite, pour que le satellite de retrouve en orbite, il faut une poussée quand il est à l’apogée de sa trajectoire. Il faut donc quand même embarquer un moteur fusée.
Les commentaires de xryl dans la première sources détaillent les problèmes mieux que moi, et surtout de manière plus complète.

J’aimerai sincèrement que ce procédé fonctionne et que SpinLaunch réussisse à envoyer des satellites. Mais je n’y crois pas du tout.
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Et si on le met dans un caisson sécurisé avec un isolant pour atténuer le choc, qui s’ouvrirait une fois sorti de l’atmosphère ?
Genre une pokeball...

a écrit : C'est bon on n'est plus qu'à 85.000g avec 75m de rayon ! ^^

(125.000g pour 50m de rayon, je me suis trompé hier dans le calcul)
Si mes souvenirs sont exact, l'expression de l'accélération centrifuge est v²/r, avec v = vitesse linéaire.

Le lanceur doit être lâché à 8000 km/h, soit 2222 m/s et avec un rayon de 75 m, je trouve 65844 m/s², c-a-d 6714 g. Me suis-je trompé ?