L.es équipes de réparation des chaines Ford étaient payés quand tout allait bien

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Henry Ford est connu pour avoir créé les chaines de production pour ses véhicules. Ces lignes devaient tout le temps fonctionner, car si un élément tombait en panne, toute la production était bloquée. Il eut alors l'idée de créer une équipe de réparation des lignes qui n'était payée que lorsque tout fonctionnait. Cela forçait les ouvriers à se dépêcher de réparer et à bien réparer afin de ne pas avoir de nouvelle panne.


Commentaires préférés (3)

Comme dans la Chine ancienne, où le médecin était payé quand les gens étaient en bonne santés et tombait en disgrâce lorsque qu'ils tombaient malade.

On peut en dire ce que l'on veut c'était drôlement ingénieux comme principe, et ancré à son époque : imaginez faire ça maintenant ! De plus il payait plus ses employés que les autres afin que tous puissent avoir les moyens de s'acheter les voitures produites.

a écrit : Pas drôle de bosser dans ces conditions, en même temps à l'epoque on acceptait tout, au travail. D'un côté Ford a permis d'augmenter le niveau de vie de beaucoup d'ouvrier ! Car il se disait: " si je paie bien mes ouvriers, ceux-ci consommeront plus et donc mon entreprise produira plus !"
De fait la première voiture qui a été massivement produite et acheter etait une Ford


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Pas drôle de bosser dans ces conditions, en même temps à l'epoque on acceptait tout, au travail.

Comme dans la Chine ancienne, où le médecin était payé quand les gens étaient en bonne santés et tombait en disgrâce lorsque qu'ils tombaient malade.

On peut en dire ce que l'on veut c'était drôlement ingénieux comme principe, et ancré à son époque : imaginez faire ça maintenant ! De plus il payait plus ses employés que les autres afin que tous puissent avoir les moyens de s'acheter les voitures produites.

Quoi qu'on en dise, il faut avouer que le Ford en question est un incroyable visionnaire en terme de productivité. Il fallait y penser quand même.

a écrit : Pas drôle de bosser dans ces conditions, en même temps à l'epoque on acceptait tout, au travail. D'un côté Ford a permis d'augmenter le niveau de vie de beaucoup d'ouvrier ! Car il se disait: " si je paie bien mes ouvriers, ceux-ci consommeront plus et donc mon entreprise produira plus !"
De fait la première voiture qui a été massivement produite et acheter etait une Ford

a écrit : Pas drôle de bosser dans ces conditions, en même temps à l'epoque on acceptait tout, au travail. Je pense pas, ça devient même l'inverse aujourd'hui.
Pour exemple, mon employeur de l'année dernière qui m'a mis un avertissement parce que je n'ai rien scanné pendant 2 min. (préparateur de commande)

Commentaire supprimé Pas qu'à l'époque, rien de tel que l'excellent "Modern Time" ou "Voyage au bout de la nuit" (dont voici un extrait) pour nous illustrer le travail à la chaîne:

Et moi qui avais eu peur qu’ils me refusent au boulot à cause des fièvres d’Afrique, rien qu’en s’en apercevant si par hasard ils me tâtaient les foies ! Mais au contraire ils semblaient l’air bien content de trouver des moches et des infirmes dans notre arrivage. - Pour ce que vous ferez ici, ça n'a pas d'importance comment vous êtes foutu ! m'a rassuré le médecin examinateur, tout de suite.
- Tant mieux que j'ai répondu moi, mais vous savez, monsieur, j'ai de l'instruction et même j'ai entrepris autrefois des études médicales…
Du coup, il m'a regardé avec un sale œil. J'ai senti que je venais de gaffer une fois de plus, et à mon détriment.
- Ca ne vous servira à rien ici vos études, mon garçon ! Vous n'êtes pas venu ici pour penser, mais pour faire les gestes qu'on vous commandera d'exécuter… Nous n'avons pas besoin d'imaginatifs dans notre usine. C'est de chimpanzés dont nous avons besoin… Un conseil encore. Ne me parlez plus jamais de votre intelligence !
On pensera pour vous mon ami ! Tenez-vous le pour dit.
.........

Tout tremblait dans l’immense édifice et soi-même des pieds aux oreilles possédé par le tremblement, il en venait des vitres et du plancher et de la ferraille, des secousses, vibré de haut en bas. On en devenait machine aussi soi-même à force et de toute sa viande encore tremblotante dans ce bruit de rage énorme qui vous prenait le dedans et le tour de la tête et plus bas vous agitant les tripes et remontait aux yeux par petits coups précipités, infinis, inlassables.

L'argent fait accepter des choses que nous ne ferions pas habituellement.

Commentaire supprimé Il faut se remettre dans le contexte de l'époque et dans la mentalité de la culture américaine du moment. En plein boom et développement économique "The american way of life" était basé en partie sur l'idée même de travailler et d'être récompensé convenablement pour une tache effectuée convenablement, donc une rémunération basé sur le niveau de continuité de service allait parfaitement dans ce sens pour les équipes de maintenance.

Puis ça avait au moins le mérite d'être clair et énoncé dès le départ. Aujourd’hui il suffirait de mettre une prime sur objectif pour permettre une rémunération dans ce sens, ce qui reviens au même mais de façon plus pernicieuse à mon gout.

a écrit : L'argent fait accepter des choses que nous ne ferions pas habituellement. C'est le principe du travail, oui.

a écrit : Comme dans la Chine ancienne, où le médecin était payé quand les gens étaient en bonne santés et tombait en disgrâce lorsque qu'ils tombaient malade. Ahaha c'est dans le film "La crise" ça!

a écrit : On peut en dire ce que l'on veut c'était drôlement ingénieux comme principe, et ancré à son époque : imaginez faire ça maintenant ! De plus il payait plus ses employés que les autres afin que tous puissent avoir les moyens de s'acheter les voitures produites. Non, il leur faisait un prix sur la voiture.
Pas pareil.
C'était surtout un moyen de 1 : s'assurer de la fidélité des employés reconnaissants qui devaient travailler un temps minimum à l'usine pour bénéficier de la remise 2: s'assurer une base de vente pour ses véhicules afin d'être sûr d'en écouler en permanence.
Ford était très loin d'être un grand humaniste, peu importe ce qui disent certains reportages.
Il avait d'ailleurs apporté son soutien à Hitler au début de son règne mais c'était éloigné de lui lors de la radicalisation de sa politique envers les peuples "inférieurs" (Ford n'était pas pour leur extermination, "juste" pour leur deportation et exploitation).

Ford disait aussi qu'un bon patron, pour prospérer devait donner du pouvoir d'achat à ses employés, c'est pourquoi un bon patron ne devait pas se payer plus de 25 fois le plus bas salaires de son entreprise... Mais bon... Apres... Les patrons d'aujourd'hui préfèrent le conjoncturel que le structurel...

a écrit : Quoi qu'on en dise, il faut avouer que le Ford en question est un incroyable visionnaire en terme de productivité. Il fallait y penser quand même. Oui c'était un grand visionnaire. Il a inventé le travail à la chaîne pour que chaque ouvrier soit interchangeable et que les ouvriers ne maîtrisent pas la totalité du processus de production d'une voiture, cette connaissance devant rester entre les mains des capitaines d'industrie. Il cassait ainsi une longue tradition d'artisanat et d'ouvrier spécialisé. Il a augmentait les salaires mais pas pour leur donner un pouvoir d'achat mais pour les rendre corvéable à souhait. Le salaire était presque le double ( restait faible cependant) qu'ailleurs ce qui lui permettait d'imposer les conditions de travail qu'il voulait. il a interdit les syndicats dans ses usines et mis en place une "police secrète " constituée d'ouvrier mieux payés mais qui devait dénoncer les autres. Lorsque les chômeurs se présentaient devant ses usines il les faisaient disperser à coup de lance à eau. Il a quasiment institutionnalisé la souffrance au travail, l'esclavage moderne.
Oui c'est un innovateur, il est arrivé à faire en sorte que les esclave-ouvriers vénèrent leur maître qui leur vends des voitures, qu'ils ont eu même produit. Une larmichette pour ce grand homme svp

a écrit : On peut en dire ce que l'on veut c'était drôlement ingénieux comme principe, et ancré à son époque : imaginez faire ça maintenant ! De plus il payait plus ses employés que les autres afin que tous puissent avoir les moyens de s'acheter les voitures produites. C'est très ingénieux. En ne payant pas les ouvriers tant que la réparation n'est pas effective on insinue que l'ouvrier est responsable de la panne et on crée ainsi un stress important au travail. Ce gars m'impressionne, il traitait les ouvriers comme les pions d'un jeu, où le gagnant était toujours lui même

a écrit : C'est le principe du travail, oui. Non c'est pas du tout le principe du travail. Le travail consiste à créer de la richesse en exerçant une compétence et un savoir professionnel et en contrepartie le travailleur reçoit une partie de la richesse produite

a écrit : On peut en dire ce que l'on veut c'était drôlement ingénieux comme principe, et ancré à son époque : imaginez faire ça maintenant ! De plus il payait plus ses employés que les autres afin que tous puissent avoir les moyens de s'acheter les voitures produites. Oui c'est vrai qu'il était généreux, et en plus l'argent versé à ses employés lui revenait directement, remboursant au passage le coût de fabrication de la voiture, avec une plus-value.

"Alors que Ford clame publiquement qu’il n’aime pas les gouvernements militaristes, il tire profit de la Seconde Guerre mondiale, en alimentant l’industrie de guerre des deux camps : il produit d'un côté, via ses filiales allemandes, des véhicules pour la Wehrmacht, mais aussi de l'autre des véhicules pour l’armée américaine. Il participe à l’effort de guerre allemand comme le faisait Opel, filiale de General Motors. Des succursales de Ford implantées en Allemagne demandent réparation pour les bombardements subis. Un million de dollars est par exemple réclamé aux Américains pour les dégâts provoqués dans l’usine de Cologne. Ford demande aussi des réparations au gouvernement français. 38 millions de francs sont versés après le bombardement de son usine de Poissy"

Ça c'est généreux aussi.

a écrit : Non c'est pas du tout le principe du travail. Le travail consiste à créer de la richesse en exerçant une compétence et un savoir professionnel et en contrepartie le travailleur reçoit une partie de la richesse produite Le travailleur s'épuiserait-il a créer cette richesse si il n'en profitait pas ?

a écrit : Il faut se remettre dans le contexte de l'époque et dans la mentalité de la culture américaine du moment. En plein boom et développement économique "The american way of life" était basé en partie sur l'idée même de travailler et d'être récompensé convenablement pour une tache effectuée convenablement, donc une rémunération basé sur le niveau de continuité de service allait parfaitement dans ce sens pour les équipes de maintenance.

Puis ça avait au moins le mérite d'être clair et énoncé dès le départ. Aujourd’hui il suffirait de mettre une prime sur objectif pour permettre une rémunération dans ce sens, ce qui reviens au même mais de façon plus pernicieuse à mon gout.
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Bien d'accord sur l'idée des primes d'intéressement, mais il faut aussi compter. En prépa de commandes, on avait un quota de 750 colis par jour de 7h, mais si on atteignait 1050 tous les jours du mois on avait une prime mensuelle qui représentait... 50 centimes de plus par jour.
La ce n'est plus de l'intéressement, c'est se bousiller les vertèbres pour un carambar par jour^^

Mais l'idée reste. Des employeurs qui veulent des employés motivés n'ont qu'à les payer en conséquence et Ford l'avait bien compris, les réparateurs devaient aller de machines en machines et resserrer les boulons avant même qu'elles tombent en panne j'imagine. Au moindre petit bruit suspect: ALEEEEERTE! Le pognon va foutre le camp! ^^

a écrit : L'argent fait accepter des choses que nous ne ferions pas habituellement. Philosophe ?