Agatha Christie, une écrivaine surfeuse

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Agatha Christie est l'une des écrivaines les plus célèbres (et de loin la plus traduite) au monde. Mais elle est également pionnière dans une autre discipline beaucoup plus surprenante : elle est l'une des premières Britanniques à avoir pratiqué le surf, en 1922.

C'est à l'occasion d'un tour du monde réalisé en 1922 avec son mari de l'époque qu'elle a découvert et pratiqué ce sport, en Afrique du Sud ainsi qu'à Hawaï. Cette expérience est relatée dans ses mémoires.


Tous les commentaires (114)

a écrit : Ha ça te rend fou ? à ce point là ! :D

Mais pourquoi pas ? On dit bien Présidente, Adjudante, Cheffe, Duchesse, etc. On peut féminiser les métiers, les grades, les rangs, mais pas les titres ?

J'ai conscience que le mot a l'air "bizarre" parce que très peu employé, cep
endant, on s'est vite habitués à d'autres mots (genre week-end premier exemple qui me vient ou planning tiens) et ceux-ci nous semblent à présent naturels.

Vous croyez que des gens sont devenus fous quand on a commencé à dire week-end ? Si oui, croyez-vous qu'ils avaient raison de se mettre dans cet état ? :D
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Lucy, pour quand même adoucir le trait ce que je voulais dire c'est que si le féminin est apparu quand la pensée s'est complexifiée alors il y a une répartition logique dans le langage entre la première intention (l'apparence) et la seconde intention (le sens réel). C'est logique que les noms de métiers soient masculins et que les disciplines soient féminines.

Et j'insiste, la logique mathématique ne peut pas s'appliquer telle quelle aux sciences humaines, parce que l'humain est irrationnel. Cela créé des singularités. Le socialisme scientifique (URSS) en est l'exemple parfait, ou sinon renseignez vous sur le Phalanstère de Fourier.

a écrit : Lucy, pour quand même adoucir le trait ce que je voulais dire c'est que si le féminin est apparu quand la pensée s'est complexifiée alors il y a une répartition logique dans le langage entre la première intention (l'apparence) et la seconde intention (le sens réel). C'est logique que les noms de métiers soient masculins et que les disciplines soient féminines. Afficher tout Ok Moonsurji, sauf que quand je posais la question "est-ce que ça paraîtrait logique de dire "M. La Maire" dans le cas d'une société inversée", je parlais d'une logique à l'instant T, pas de savoir comment on en est arrivés là, justement on le sait comment on en est arrivés là :)

a écrit : Ok Moonsurji, sauf que quand je posais la question "est-ce que ça paraîtrait logique de dire "M. La Maire" dans le cas d'une société inversée", je parlais d'une logique à l'instant T, pas de savoir comment on en est arrivés là, justement on le sait comment on en est arrivés là :) Hippocrate parle toujours de chercher la cause des causes et c'est une des mes méthodes favorites. Lui applique ça à la médecine, je le fais à ma guise. Les scories émotionnelles sont seulement un effet de bord. Non je le vivrais comme une injustice. A vingt ans. Puis en grandissant je le comprendrais et mon tropisme me verserait certainement à le partager ;-)

a écrit : Du coup, pour ajouter mon grain de sel au débat, je pose la question à ceux qui estiment que "les titres feminisés sont moches", "c'est une lutte inutile", etc. : quelle serait leur position si la situation était inversée depuis toujours ?
Messieurs, faites marcher votre imagination : ce
rtains titres de profession uniquement au féminin, l'obligation de faire 2 fois plus vos preuves parce que vous êtes un homme, et en français, le féminin l'emporte toujours sur le masculin. Vous vendez des Best sellers et on dit de vous que vous êtes une écrivaine de talent, vous vous engagez en tant que pompière et vous subissez chaque jour au moins une remarque sexiste innocente (ça va on rigole !) car vous êtes le seul homme de la brigade, vous êtes maire de votre ville et on vous appelle M. La Maire...
Vous trouvez ça logique ?
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Il existe sur YouTube la série "Martin sexe faible" de la chaîne Studio 4 (ou 04 j'ai un doute) qui représente ce cas de figure. C'est caricatural mais ça dénonce et démontre et sympa a regarder (ils font beaucoup de petites webseries certaines sont vraiment bonnes je vous conseille de vous abonner)

a écrit : Il existe sur YouTube la série "Martin sexe faible" de la chaîne Studio 4 (ou 04 j'ai un doute) qui représente ce cas de figure. C'est caricatural mais ça dénonce et démontre et sympa a regarder (ils font beaucoup de petites webseries certaines sont vraiment bonnes je vous conseille de vous abonner) Merci Kingga pour l'info :) j'irai jeter un œil à leur vidéo !

a écrit : Hippocrate parle toujours de chercher la cause des causes et c'est une des mes méthodes favorites. Lui applique ça à la médecine, je le fais à ma guise. Les scories émotionnelles sont seulement un effet de bord. Non je le vivrais comme une injustice. A vingt ans. Puis en grandissant je le comprendrais et mon tropisme me verserait certainement à le partager ;-) Afficher tout Je n'ai pas 20 ans et je ne pense pas être plus immature que toi (implicite dans ton texte). Ce n'est pas le fait que des noms de métiers soient masculins à ce jour pour diverses raisons historiques que je trouve injuste.

Ce que je trouve injuste c'est de voir, à l'heure actuelle, des personnes (majoritairement des hommes) qui s'insurgent à l'idée qu'on puisse féminiser ces termes, ou voir plus haut, que ça rend carrément fou...
Au 21ème siècle, il me paraît insensé que cela sucite tant de polémique, c'est tout.

a écrit : Si un mot disparaît, ce n'est certainement pas l'oeuvre de l'Académie des Balais dans le c*HUM Française, c'est tout simplement l'usage des mots qui change selon les phrases que leurs locuteurs (ou locutrices, excusez-moi mesdemoi... ah non on me signale que c'est réducteur de prononcer ce mot) souhaitent formuler.
En effet nombre de mots soutenus par les Culs Coincés on survécu à peine assez longtemps pour qu'on puisse en rire aujourd'hui, la plupart étant des remplacement d'anglicismes.
Tout ça pour dire que directrice, poétesse etc... on de beaux jours devant eux car ces mots sont utilisés, pas parce que le rôle de la femme a changé.
Ce que les gens ne comprennent pas c'est que le problème des genres en français a déjà été tranché il y a bien longtemps, lors de sa création :
Le latin avait un "neutre", comme l'anglais par exemple.
Donc le français primitif en avait un.
Cependant l'usage de ce neutre s'est perdu de lui-même par manque d'usage, les locuteurs ayant d'eux-mêmes favorisé un système à double genre sans neutre.
En clair : on ne crée pas une langue par la création pur et simple de mots ou de déclinaisons de mots, on la laisse grandir toute seule, il est inutile de lui rendre ce qu'elle a lâché depuis longtemps.
Merci.

Edit. Je ne critique pas le fait de ressortir des mots désuets par féminisme ou autre, mais que ce soit ça ou bricoler des accords barbares qui n'existent pas...ne vous attendez pas à un accueil chaleureux et sans moqueries des français moyens (hommes ou femmes d'ailleurs)...
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Mais bon, in fine, les mots qui transmettent nos pensées ne sont pas anodins. Si ces termes désuets ont disparus, c'est bien parce que les locuteurs ne les utilisaient plus, et pourquoi donc ? Parce que ces métiers n'étaient pas fait pour les femmes dans la tête des gens, pourtant à l'origine, ces mots existaient bel et bien.
Donc ça revient à ce que je dis, peu importe si c'est l'Académie Française qui s'est contenté de dire "bon comme on l'utilise pas, on le jarte" ou si ce sont les locuteurs qui s'en sont chargé au fil des années, la finalité est la même.

Et justement, je ne vois pas en quoi l'accueil devrait être moqueur, ou même chaleureux, ces mots existent, ils sont utilisés de nouveau, point barre. J'ai même du mal à comprendre que ce soit sujet à débat, pour tout te dire.
La langue française a choisi de genrer ses termes (contrairement à l'anglais qui se contente de dire "his/her" sans changer le mot qui suit, beaucoup plus simple), autant le faire correctement, non ?

a écrit : Mais bon, in fine, les mots qui transmettent nos pensées ne sont pas anodins. Si ces termes désuets ont disparus, c'est bien parce que les locuteurs ne les utilisaient plus, et pourquoi donc ? Parce que ces métiers n'étaient pas fait pour les femmes dans la tête des gens, pourtant à l'origine, ces mots existaient bel et bien.
Donc ça revient à ce que je dis, peu importe si c'est l'Académie Française qui s'est contenté de dire "bon comme on l'utilise pas, on le jarte" ou si ce sont les locuteurs qui s'en sont chargé au fil des années, la finalité est la même.

Et justement, je ne vois pas en quoi l'accueil devrait être moqueur, ou même chaleureux, ces mots existent, ils sont utilisés de nouveau, point barre. J'ai même du mal à comprendre que ce soit sujet à débat, pour tout te dire.
La langue française a choisi de genrer ses termes (contrairement à l'anglais qui se contente de dire "his/her" sans changer le mot qui suit, beaucoup plus simple), autant le faire correctement, non ?
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Merci ! Effectivement, le simple fait qu'il y ait un débat est incompréhensible pour ma part...

a écrit : Penser que le langage, et donc la langue, n'est que le vêtement qui habille la pensée déjà formée est une erreur. On ne pense pas avant les mots, on pense EN mots. Le langage ne retranscrit pas la pensée, il EST la pensée. Vu dans les commentaires d'une autre anecdote, le lien langage/pensée a fait l'objet d'études, voir " hypothèse de Sapir-Whorf ".

a écrit : Ça se dit « maïeuticien » ;-) Si ont voudrais la total équité on devrait effectivement dire sages-hommes :)

a écrit : Si ont voudrais la total équité on devrait effectivement dire sages-hommes :) Apparemment tu n'as pas lu l'anecdote sur la signification de sage-femme. Ça veut dire "qui a la connaissance (du corps) de la femme" donc même les hommes qui ont cette spécialité sont des sage-femmes. Sauf bien sûr si tu voulais dire que quand les hommes pourrons accoucher d'un enfant ça sera la totale équité et il faudra alors des sage-hommes (qui pourront être des hommes ou des femmes, d'ailleurs) pour les aider à accoucher.

a écrit : Ça se dit. Et ça se dira de plus en plus. Un mot n'est pas fait pour être beau ou laid, ce qui est d'ailleurs subjectif, il est fait pour passer un message. C'est le principe de Jacobson, un signifiant désigne un signifié à travers un code et c'est ainsi que la communication s'établit. Peut-être que le mot "écrivaine" est une étrangeté féministe à l'heure actuelle, mais c'est surtout un moyen de perfectionner le code de la communication, en l'occurrence, en le rendant plus précis de part les informations transmises à propos du sujet dont on parle. Afficher tout Je ne pense pas qu'invoquer Jacobson soit pertinent pour ce cas car c'est l'idéologie qui veut ce changement et non pas quelque linguiste voulant un gain de précision. C'est le féminisme qui a forcé cette ignominie grammaticale pour obtenir une égalité illusoire. Ce n'est donc pas l'évolution naturelle de la langue.

a écrit : Je ne pense pas qu'invoquer Jacobson soit pertinent pour ce cas car c'est l'idéologie qui veut ce changement et non pas quelque linguiste voulant un gain de précision. C'est le féminisme qui a forcé cette ignominie grammaticale pour obtenir une égalité illusoire. Ce n'est donc pas l'évolution naturelle de la langue. Toute progression vers l'égalité est une ignominie dans le sens où l'égalité n'est pas naturelle, il suffit de voir les animaux autour de nous. L'égalité est contre-nature par essence, elle est une construction artificielle. Il est donc normal que cette nouveauté grammaticale te choque, tout comme les premières femmes médecins ont choqué. Mais tout le monde s'y fera avec le temps et un jour on trouvera cela naturel.

Mais je suis d'accord avec toi pour Jacobson, nul besoin de l'invoquer lorsqu'il s'agit de la théorie signifiant-signifié puisque c'est Saussure qui en est l'auteur...