La mathématicienne qui devait se cacher

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Mathématicienne française, Marie-Sophie Germain a dû lutter pour apprendre les mathématiques. Afin de l’empêcher d’étudier la nuit, son père confisquait ses bougies et pour obtenir les cours de l’École Polytechnique, réservés aux hommes, elle utilisa probablement un nom d’emprunt durant plus de 11 ans : Antoine Auguste Le Blanc.

À sa mort en 1831, le fonctionnaire chargé d’établir son certificat de décès la qualifie de "rentière" au lieu de scientifique, car « ce ne sont pas des affaires de femmes ».


Tous les commentaires (105)

a écrit : Tiens question, a quoi ca sert l'épreuve d'oral dans une école d'ingénieur? Pour une langue étrangère je peux comprendre, mais pour inventer des machines et les réparer, ca sert a quoi??? Qu'es ce qu'on s'en balec que le concepteur du moteur Prometheus sachiasse parler la France où l'espagnol tant que ce P...N! de moteur fonctionne?

Ca me rapelle mon BEP de conducteur routier, il faut savoir parler anglais c'est éliminatoire.
...-MAIIIIS, en fait, je veux juste apprendre à conduire un camion, moi! Vroum vroum, vous comprendre? ^^
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Sans rentrer dans le débat (que je trouve très intéressant), et pour information pour nicontrarie, l'oral en école d'ingénieur (en tout cas à mon époque, il y a 27 ans, mais je pense que c'est toujours le cas) n'est pas un entretien de motivation ou un test de personnalité. C'est une interrogation orale, avec un prof. On a un sujet, 20 minutes pour préparer et 20 minutes pour présenter notre solution. C'est donc assez scolaire. Pour certains c'est plus stressant. En tout cas c'est pas un exercice oratoire dans les matières scientifiques.

a écrit : Moi qui pensais que notre civilisation n'était pas un concours, finalement, je suis d'accord avec toi: que le meilleur gagne.

Moi je vais m'achetter un bout de terrain au fin fond de la cambrousse, un fusil a pompe, et je vivrai dans mon coin. C'est mon plus cher objectif.

Que veux tu que je te dise... Que j'ai échoué? En tout cas, les voies de garage, j'ai bien connu, eh ben je me suis garé :)

BREF, on va pas s'engueuler pour si peu? ;)
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Si tu veux aller vivre sur ton terrain au fond de la cambrousse et tu parviens finalement à vivre sur ton terrain au fin fond de la cambrousse, au contraire, tu as réussi ! Fais attention quand même que ce ne soit pas une zone blanche où il n'y a pas de haut débit car tu vas être malheureux si tu ne peux plus commenter sur SCMB.

a écrit : J'ai fait une école d'ingénieur en alternance, je n'ai donc pas payé mes études, et j'ai payé mes loyers grâce aux aides étudiantes, à la CAF et à mes salaires. C'est certes une chance mais c'est extrêmement intéressant comme solution. Même si je pense que l'alternance forme plutôt des ingénieurs de terrains tandis que les écoles classiques forment des machines à calculer (j'exagère exprès mais c'est ce que j'ai ressenti quand on nous a mélangé 2 mois avec Supaero Toulouse).

Bref, je suis une femme. J'ai côtoyé quelques femmes pendant mes études et dans mon métier. En vrai, on nous présente peu les métiers plutôt "masculins", même si en bac S SVT il y avait plus de femmes (et encore, mais perso j'ai fait S Sciences de l'Ingenieur). Perso j'ai toujours été un peu garçon manqué et à force de côtoyer des femmes dans ce milieu (peu), je constate vraiment que c'est une chose qui nous définit bien. J'entends par là qu'on est très facilement intéressées par de la mécanique, de l'électronique, là ou d'autres femmes s'intéressent plutôt à des choses littéraires ou à des métiers "sociaux" (professeurs, aide à la personne, infirmières, psy, etc.) par exemple. C'est je pense une question de personnalité, mais nous sommes sûrement façonnés par notre éducation...
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Justement, dire « garçon manqué » est une expression à proscrire de notre language. Vous n’êtes pas un garçon manqué parce que vous aimez l’électronique ou la mécanique, vous êtes juste une femme qui aime la mécanique et l’électronique. C’est marginalisant d’utiliser l’expression « garçon manqué », car inconsciemment, on se dit que ce n’est pas féminin, que ça sort de la norme, alors que ce n’est pas le cas. C’est certes moins commun pour toutes les raisons évoquées plus haut: éducation des jeunes filles / garçons très genrée dès la naissance etc. Mais je pense que ça tend à s’équilibrer, même si ça prend du temps. Je pense que dans 50/60 ans, on tendra vers des chiffres qui se rapprochent.

a écrit : Ca c'est encore le pessimise qui parle... Je ne pense pas qu'on va se rapprocher au point que, quand tu auras une commotion cérébrale, tu hésiteras à te faire examiner parce que c'est trop cher même avec une bonne assurance. Non pas le pessimiste...le réaliste ;)
Tu sais aux usa des hôpitaux publics ça existe aussi... Juste personne ayant un mini de revenu n y va, car ils sont sous équipés et voilà les délais, population et qualité des soins au final...les gens aux usa préférent a juste titre le privé car c est la loterie l hôpital public... T es déjà allé dans un hôpital public en France recemmznt ?
Bah si tu fois te faire opérer bcp vont dans le privé de nos jours et ça augmente .
Regarde bien la réduction des moyens des hôpitaux publics en France... Bref je maintiens car j' ai bien connu les deux (France et usa dans le milieu médical) la France suit le libéralisme américain, petit a petit. Loi travail, loi Touraine etc... Ce qui faisait la France a mon sens ( le côté social et non pas le socialisme, juste le côté humain/social) disparaît loi après loi.

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a écrit : Non pas le pessimiste...le réaliste ;)
Tu sais aux usa des hôpitaux publics ça existe aussi... Juste personne ayant un mini de revenu n y va, car ils sont sous équipés et voilà les délais, population et qualité des soins au final...les gens aux usa préférent a juste titre le privé car c est la loterie l hôpital p
ublic... T es déjà allé dans un hôpital public en France recemmznt ?
Bah si tu fois te faire opérer bcp vont dans le privé de nos jours et ça augmente .
Regarde bien la réduction des moyens des hôpitaux publics en France... Bref je maintiens car j' ai bien connu les deux (France et usa dans le milieu médical) la France suit le libéralisme américain, petit a petit. Loi travail, loi Touraine etc... Ce qui faisait la France a mon sens ( le côté social et non pas le socialisme, juste le côté humain/social) disparaît loi après loi.
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Sauf que les soins sont gratuits ou le reste à charge est raisonnable, en France, même dans le privé. On peut déplorer les mesures d'économie et leurs conséquences dans le service public mais il n'a jamais été question que les pauvres ne puissent pas se soigner, au contraire il y a même des progrès sur la prise en charge des soins dentaires par exemple qui étaient un problème pour les pauvres. Et j'en suis venu à faire cette comparaison avec l'éducation car c'est pareil pour les études supérieures : on peut déplorer certains aspects de l'organisation ou certaines écoles qui sont très chères mais on peut faire des études supérieures d'une manière générale, en France, même pour les étudiants qui n'ont pas de gros moyens.

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a écrit : tu rebascule le sujet. Et le pire, tu te contredis toi-même en disant que sans aides extérieures, c'est moins facile mais que c'est toujours possible.

DONC ce n'est pas possible pour tout le monde.

Tous ceux qui ont les capacités de faire une grande école peuvent le faire? Oui o
ù non?
Et toi tu répond:
Ca dépend, si on a du fric, si on a de la chance, si on a pas un prof dans le nez, si on a une famille aidante, si on trouve un bon taf pendant les vacances, si ma tante en avait, si on s'exprime mal à l'oral, si... Sissi? Nonnon. DONC la réponse est NON. Point.

Ce que décidément tu ne veux pas comprendre, c'est que c'est pas parce que tu a réussi que toutes celles et ceux qui ont exactement les mêmes capacités que toi dans un domaine auront les mêmes chances, je peux te raconter ce que j'ai vécu, et pas dans des études supérieures, mais juste au collège et au lycée.

Cela dit, c'est la vie, et la vie est injuste, perso je l'ai compris depuis longtemps, et toi? T'est encore persuadé que le "rêve américain" (métaphore) où tout le monde peut réussir n'est pas un mensonge alors que c'est un concours, donc un mensonge?
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Non seulement le "mérite" n'existe pas, puisqu'il s'agit essentiellement d'opérations d'héritage (économique, social, symbolique...) mais en plus ce système scolaire est au service de ceux qui sont au pouvoir : "d'une façon générale tout le système scolaire, qui en apparence, est fait simplement pour distribuer le savoir, on sait que cet appareil scolaire est fait pour maintenir au pouvoir une certaine classe sociale et exclure des instruments du pouvoir tout une autre classe sociale." Foucault dans son débat avec Chomsky. www.youtube.com/watch?v=7TUD4gfvtDY&t=2346s

a écrit : Non seulement le "mérite" n'existe pas, puisqu'il s'agit essentiellement d'opérations d'héritage (économique, social, symbolique...) mais en plus ce système scolaire est au service de ceux qui sont au pouvoir : "d'une façon générale tout le système scolaire, qui en apparence, est fait simplement pour distribuer le savoir, on sait que cet appareil scolaire est fait pour maintenir au pouvoir une certaine classe sociale et exclure des instruments du pouvoir tout une autre classe sociale." Foucault dans son débat avec Chomsky. www.youtube.com/watch?v=7TUD4gfvtDY&t=2346s Afficher tout Si on en croit une anecdote récente de SCMB, tu as raison :

"Dans les pays développés (OCDE), il faut en moyenne 5 générations pour que les enfants d'une famille modeste accèdent à la classe moyenne. C'est en Scandinavie que l’ascenseur social est le plus rapide : 2 générations suffisent au Danemark (3 en Finlande, Norvège et Suède). En France, il en faut 6."

a écrit : L’école d’ingénieur est gratuite pas les études dans leur ensemble. Personnellement j’ai du emprunter 20000€ pour couvrir mon logement ma nourriture et autres et je l’ai remboursé en travaillant par la suite. Je n’ai pu le faire que grâce à mes parents se portant caution.

Et tu apprendras également que la
proportion de femmes admises dans certaines grandes écoles a explosé cette annee du fait que les oraux n’ont pas eu lieu pour cause de COVID. Cela peut nous amener a penser (sans être prouvé totalement) qu’une certaine discrimination existe toujours.

www.challenges.fr/femmes/a-normale-sup-l-annulation-des-epreuves-orales-a-fait-bondir-la-part-des-femmes-admises_724816
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Je ne comprendrai jamais ce réflexe qui consiste à penser qu'il y a systématiquement discrimination. C'est probablement l'environnement de pensée dictatorial dans lequel nous vivons qui nous l'induit.
Une femme voit sa demande d'augmentation refusée ? Ben son chef est sexiste, voilà tout.
Ici, la première conclusion c'est que les femmes sont moins douées à l'oral. Point. Manque de confiance ?

a écrit : Je ne comprendrai jamais ce réflexe qui consiste à penser qu'il y a systématiquement discrimination. C'est probablement l'environnement de pensée dictatorial dans lequel nous vivons qui nous l'induit.
Une femme voit sa demande d'augmentation refusée ? Ben son chef est sexiste, voilà tout
.
Ici, la première conclusion c'est que les femmes sont moins douées à l'oral. Point. Manque de confiance ?
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Il ne faut quand même pas nier la réalité. Même si la décision n'est pas toujours due à un préjugé sexiste, les préjugés sexistes ça existe. Est-ce que tu auras tendance à croire une femme qui te dit d'où vient la panne sur ta voiture ou tu feras davantage confiance si c'est un homme ? Moi même qui ne suis, a priori, pas du tout sexiste j'ai été surpris à chaque fois que c'était une femme qui me servait et discutait des différents modèles disponibles pour savoir ce qu'il me fallait, dans une casse automobile ou dans une entreprise de matériaux de construction par exemple ! C'est rare, mais ça arrive qu'il y ait une femme derrière le comptoir. Leurs conseils étaient d'ailleurs tout à fait avisés. Et on peut même supposer qu'elles sont même plus compétentes que leurs collègues masculins, pour avoir réussi à s'imposer dans un univers traditionnellement masculin.

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a écrit : Je ne comprendrai jamais ce réflexe qui consiste à penser qu'il y a systématiquement discrimination. C'est probablement l'environnement de pensée dictatorial dans lequel nous vivons qui nous l'induit.
Une femme voit sa demande d'augmentation refusée ? Ben son chef est sexiste, voilà tout
.
Ici, la première conclusion c'est que les femmes sont moins douées à l'oral. Point. Manque de confiance ?
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Les femmes moins douées a l oral?!!
Tu connais pas ma femme toi...

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a écrit : Sauf que les soins sont gratuits ou le reste à charge est raisonnable, en France, même dans le privé. On peut déplorer les mesures d'économie et leurs conséquences dans le service public mais il n'a jamais été question que les pauvres ne puissent pas se soigner, au contraire il y a même des progrès sur la prise en charge des soins dentaires par exemple qui étaient un problème pour les pauvres. Et j'en suis venu à faire cette comparaison avec l'éducation car c'est pareil pour les études supérieures : on peut déplorer certains aspects de l'organisation ou certaines écoles qui sont très chères mais on peut faire des études supérieures d'une manière générale, en France, même pour les étudiants qui n'ont pas de gros moyens. Afficher tout Oui je suis d accord mais je maintiens la situation est pas aussi rose que tu la présente. Des pays autres sont bien plus en avance sur le côté soin ou éducation.
C est pas voir le verre a moitié vide. C est un simple constat.regarde bien l évolution des coûts de la santé ou comparé la avec d autres pays et tu constateras qu on régresse depuis des dizaines d années. En contre partie on liberalise d autant plus.
La qualité des soins augmente du coup dans le privé et stagne dans le public.
L éducation prend le même tournant malheureusement.
Des études pour confirmer ce que je dis il y en a des dizaines. Souvent en pdf.
Et clairement la France recule petit a petit. Dans tous les domaines. Et je dis pas c est la faute a Macron ou Mitterrand etc... Juste un constat.
Prend l exemple de la santé : vers 20 ans je bossais dans un hôpital: il y avait du matos. J y suis retourné l année dernière pour de la famille : ils avaient même plus un pied de perf qui tenait debout.
Ça se dégrade.
Et les soins gratuits dans ce type de condition pousse les gens a se soigner dans le privé au final... Ce qui au bout du compte revient au même: ça devient payant si tu veux un mini. Idem pour l éducation.

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a écrit : Oui je suis d accord mais je maintiens la situation est pas aussi rose que tu la présente. Des pays autres sont bien plus en avance sur le côté soin ou éducation.
C est pas voir le verre a moitié vide. C est un simple constat.regarde bien l évolution des coûts de la santé ou comparé la avec d autres pays et tu c
onstateras qu on régresse depuis des dizaines d années. En contre partie on liberalise d autant plus.
La qualité des soins augmente du coup dans le privé et stagne dans le public.
L éducation prend le même tournant malheureusement.
Des études pour confirmer ce que je dis il y en a des dizaines. Souvent en pdf.
Et clairement la France recule petit a petit. Dans tous les domaines. Et je dis pas c est la faute a Macron ou Mitterrand etc... Juste un constat.
Prend l exemple de la santé : vers 20 ans je bossais dans un hôpital: il y avait du matos. J y suis retourné l année dernière pour de la famille : ils avaient même plus un pied de perf qui tenait debout.
Ça se dégrade.
Et les soins gratuits dans ce type de condition pousse les gens a se soigner dans le privé au final... Ce qui au bout du compte revient au même: ça devient payant si tu veux un mini. Idem pour l éducation.
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J'ai dû mal à voir ce qui coûte tellement cher de se soigner dans le privé en France ? Peut-être les forfaits journaliers ou le supplément pour chambre individuelle ? Parce que sinon, il me semble que les soins sont toujours pris en charge par la sécurité sociale de la même façon. Je n'ai pas eu beaucoup d'occasions d'être confronté au système de facturation des soins, que ce soit pour moi ou ma famille (et tant mieux d'ailleurs) mais il me semble que les soins restent à la portée de toutes les bourses, même dans le privé. Apparemment l'Etat ne veut pas gérer des hôpitaux et cherche à se désengager pour que des soins se reportent sur le privé (y compris au sein des hôpitaux qui hébergent de ce fait des praticiens libéraux), mais pour l'Etat ça revient juste à remplacer des cours fixes par des cours variables (comme le font les entreprises d'ailleurs, qui préfèrent louer des véhicules ou même des bâtiments plutôt que les acheter) car il doit de toutrs façons payer les soins, etant donné qu'il ne reste presque rien charge des patients.

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a écrit : J'ai dû mal à voir ce qui coûte tellement cher de se soigner dans le privé en France ? Peut-être les forfaits journaliers ou le supplément pour chambre individuelle ? Parce que sinon, il me semble que les soins sont toujours pris en charge par la sécurité sociale de la même façon. Je n'ai pas eu beaucoup d�39;occasions d'être confronté au système de facturation des soins, que ce soit pour moi ou ma famille (et tant mieux d'ailleurs) mais il me semble que les soins restent à la portée de toutes les bourses, même dans le privé. Apparemment l'Etat ne veut pas gérer des hôpitaux et cherche à se désengager pour que des soins se reportent sur le privé (y compris au sein des hôpitaux qui hébergent de ce fait des praticiens libéraux), mais pour l'Etat ça revient juste à remplacer des cours fixes par des cours variables (comme le font les entreprises d'ailleurs, qui préfèrent louer des véhicules ou même des bâtiments plutôt que les acheter) car il doit de toutrs façons payer les soins, etant donné qu'il ne reste presque rien charge des patients. Afficher tout Ce qui coûte cher ? Disons ce qui est le plus efficace :
Les frais de gestion de la santé privée aux USA c'est 40%. Les frais de gestion de la sécu c'est moins de 5%. Dans ce cas c'est évident que le recours au marché est inefficace.

Espérance de vie au usa : 78 ans
Budget santé : 18% du pib
Espérance de vie en France : 82 ans
Budget santé : 12 % du pib

Alors oui il y a une offensive des libéraux pour détruire l'hôpital public car ils voient dans la santé un marché où faire du profit. Mais l'hôpital public est plus efficace que le privé.

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a écrit : Ce qui coûte cher ? Disons ce qui est le plus efficace :
Les frais de gestion de la santé privée aux USA c'est 40%. Les frais de gestion de la sécu c'est moins de 5%. Dans ce cas c'est évident que le recours au marché est inefficace.

Espérance de vie au usa : 78 ans
Budget santé
: 18% du pib
Espérance de vie en France : 82 ans
Budget santé : 12 % du pib

Alors oui il y a une offensive des libéraux pour détruire l'hôpital public car ils voient dans la santé un marché où faire du profit. Mais l'hôpital public est plus efficace que le privé.
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Tu oublis un p'tit truc: la sécu ne gère pas le budget des hôpitaux..donc leur frais de gestions sont sur le budget des hôpitaux et hors hôpitaux...sauf qu ils les gèrent pas. Source : moi qui a bossé pour la sécu en stage et qui etait plié de rire quand la gestionnaire m expliquait leur budget et le faible taux... Alors que toute ma famille bosse dans les hôpitaux.
Ce qui n empêche que je suis d accord avec toi sur le fond.
Après si tu ramène au pib la France doit être derrière les usa... Et bien des pays ont un budget inférieur (par rapport au pib) et une meilleur espérance de vie: bref on est pas si bon qu on veut le laisser penser.
Désolé a tous suis plutôt mathématicien a la base et comment évolue la France me désole.j adore mon pays. Pas ce qu il devient. Et je suis pas politisé (même si forcément j aime pas les partis racistes/qui prônent le côté "les meilleurs s en sortent")

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a écrit : Ce qui coûte cher ? Disons ce qui est le plus efficace :
Les frais de gestion de la santé privée aux USA c'est 40%. Les frais de gestion de la sécu c'est moins de 5%. Dans ce cas c'est évident que le recours au marché est inefficace.

Espérance de vie au usa : 78 ans
Budget santé
: 18% du pib
Espérance de vie en France : 82 ans
Budget santé : 12 % du pib

Alors oui il y a une offensive des libéraux pour détruire l'hôpital public car ils voient dans la santé un marché où faire du profit. Mais l'hôpital public est plus efficace que le privé.
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Je te rappelle quand même, ainsi qu'à Pourquoipas que la question de départ c'est : est-ce que les pauvres ne peuvent pas accéder aux études supérieures parce que c'est trop cher, et subsidiairement est-ce qu'ils ne peuvent pas non plus accéder aux soins (j'ai lié les deux, car, à mon avis, les problématiques sont proches). Et donc j'ai tout entendu comme réponses : on se désole que la France ait une politique de plus en plus libérale, que la privatisation coûte plus cher in fine, qu'on cherche à réduire le budget des hôpitaux, que l'ascenseur social est moins rapide en France que dans d'autres pays, etc. Mais à aucun moment vous ne m'avez convaincu que c'est parce qu'il n'existe pas assez d'aides en France pour ceux qui ont des faibles ressources, et que les études sont moins chères et de meilleure qualité dans les autres pays. On peut accuser le système politique, la centralisation, les mentalités, et tout ce qui fait la particularité de la France mais, à mon avis, ce n'est pas un problème de coût pour les gens, car je maintiens qu'il y a suffisamment de prestations payées directement par l'Etat et d'aides avec condition de ressources pour payer ce qui reste à payer pour pouvoir se permettre de faire des études supérieures en France quand on en a la capacité intellectuelle et la volonté. Et donc c'est prendre le problème à l'envers de déplorer qu'il n'y ait pas davantage d'aides et que ça ne soit pas encore plus facile pour les revenus modestes, si le problème est principalement dans les mentalités. D'où mon message depuis le début : au lieu de prétendre que les études supérieures sont hors de portée des faibles revenus, il vaudrait mieux insister sur le fait que le problème est davantage dans une méconnaissance des aides proposées et des filières et dans les habitudes et mentalités. Et donc pour remédier au problème le plus bloquant, on peut commencer par véhiculer le bon message sur ce site, plutôt que perpétuer le système en entretenant le mythe que c'est trop cher et qu'il vaut mieux renoncer quand on est issu d'un milieu modeste.

a écrit : Je te rappelle quand même, ainsi qu'à Pourquoipas que la question de départ c'est : est-ce que les pauvres ne peuvent pas accéder aux études supérieures parce que c'est trop cher, et subsidiairement est-ce qu'ils ne peuvent pas non plus accéder aux soins (j'ai lié les deux, car, à mon avis, les problématiques sont proches). Et donc j'ai tout entendu comme réponses : on se désole que la France ait une politique de plus en plus libérale, que la privatisation coûte plus cher in fine, qu'on cherche à réduire le budget des hôpitaux, que l'ascenseur social est moins rapide en France que dans d'autres pays, etc. Mais à aucun moment vous ne m'avez convaincu que c'est parce qu'il n'existe pas assez d'aides en France pour ceux qui ont des faibles ressources, et que les études sont moins chères et de meilleure qualité dans les autres pays. On peut accuser le système politique, la centralisation, les mentalités, et tout ce qui fait la particularité de la France mais, à mon avis, ce n'est pas un problème de coût pour les gens, car je maintiens qu'il y a suffisamment de prestations payées directement par l'Etat et d'aides avec condition de ressources pour payer ce qui reste à payer pour pouvoir se permettre de faire des études supérieures en France quand on en a la capacité intellectuelle et la volonté. Et donc c'est prendre le problème à l'envers de déplorer qu'il n'y ait pas davantage d'aides et que ça ne soit pas encore plus facile pour les revenus modestes, si le problème est principalement dans les mentalités. D'où mon message depuis le début : au lieu de prétendre que les études supérieures sont hors de portée des faibles revenus, il vaudrait mieux insister sur le fait que le problème est davantage dans une méconnaissance des aides proposées et des filières et dans les habitudes et mentalités. Et donc pour remédier au problème le plus bloquant, on peut commencer par véhiculer le bon message sur ce site, plutôt que perpétuer le système en entretenant le mythe que c'est trop cher et qu'il vaut mieux renoncer quand on est issu d'un milieu modeste. Afficher tout Mip-bip-blop... Ahaha effectivement je crois qu'on est pas vraiment en phase. Les histoires de subventions et tout ça me parle pas.
Si je devais résumer la fonction du système éducatif de façon rapide et caricaturale je dirais qu'un pauvre avant d'arriver à l'école se demande : "mais pourquoi ai je aussi peu quand d'autres ont tant" et après l'école : "c'est normal, je suis nul en math".

En plus on y apprend mal. Enfin on nous apprend très bien à obéir, la "valeur mérite", une éthique protestante du travail... bref que du fun mais on apprend certainement pas à aimer apprendre ou à développer un esprit critique.

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Il y as un épisode des Simpson à peux près similaire à cela ou l'école élémentaire de springfield et coupé en deux filles et garçon d'un côté mais le problème est malheureusement les maths qui sont réservé qu'au garçon
Donc Lisa qui est féru de mathématiques va se faire passer pour un garçon pour pouvoir étudier les maths

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a écrit : Je te rappelle quand même, ainsi qu'à Pourquoipas que la question de départ c'est : est-ce que les pauvres ne peuvent pas accéder aux études supérieures parce que c'est trop cher, et subsidiairement est-ce qu'ils ne peuvent pas non plus accéder aux soins (j'ai lié les deux, car, à mon avis, les problématiques sont proches). Et donc j'ai tout entendu comme réponses : on se désole que la France ait une politique de plus en plus libérale, que la privatisation coûte plus cher in fine, qu'on cherche à réduire le budget des hôpitaux, que l'ascenseur social est moins rapide en France que dans d'autres pays, etc. Mais à aucun moment vous ne m'avez convaincu que c'est parce qu'il n'existe pas assez d'aides en France pour ceux qui ont des faibles ressources, et que les études sont moins chères et de meilleure qualité dans les autres pays. On peut accuser le système politique, la centralisation, les mentalités, et tout ce qui fait la particularité de la France mais, à mon avis, ce n'est pas un problème de coût pour les gens, car je maintiens qu'il y a suffisamment de prestations payées directement par l'Etat et d'aides avec condition de ressources pour payer ce qui reste à payer pour pouvoir se permettre de faire des études supérieures en France quand on en a la capacité intellectuelle et la volonté. Et donc c'est prendre le problème à l'envers de déplorer qu'il n'y ait pas davantage d'aides et que ça ne soit pas encore plus facile pour les revenus modestes, si le problème est principalement dans les mentalités. D'où mon message depuis le début : au lieu de prétendre que les études supérieures sont hors de portée des faibles revenus, il vaudrait mieux insister sur le fait que le problème est davantage dans une méconnaissance des aides proposées et des filières et dans les habitudes et mentalités. Et donc pour remédier au problème le plus bloquant, on peut commencer par véhiculer le bon message sur ce site, plutôt que perpétuer le système en entretenant le mythe que c'est trop cher et qu'il vaut mieux renoncer quand on est issu d'un milieu modeste. Afficher tout Bon argument. Tu m as convaincu. Sérieusement sur le fond. Notamment sur la méconnaissance des aides (par ex j ai su que j avais le droit a une aide de la caf pour le logement qu a ma troisième année d étude...)
Après sur la forme: l un empêche pas l autre;)

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a écrit : Mip-bip-blop... Ahaha effectivement je crois qu'on est pas vraiment en phase. Les histoires de subventions et tout ça me parle pas.
Si je devais résumer la fonction du système éducatif de façon rapide et caricaturale je dirais qu'un pauvre avant d'arriver à l'école se demande : "mais pour
quoi ai je aussi peu quand d'autres ont tant" et après l'école : "c'est normal, je suis nul en math".

En plus on y apprend mal. Enfin on nous apprend très bien à obéir, la "valeur mérite", une éthique protestante du travail... bref que du fun mais on apprend certainement pas à aimer apprendre ou à développer un esprit critique.
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Ça c est encore un autre débat' les études servent surtout a prouver que tu t es adapté a un système..et que donc tu peux t adapter a un autre comme celui de l entreprise ou souvent on te demande pas d être trop critique (je bosse maintenant dans la banque...)
Perso quand je recrute je me fous des études des gens je veux juste des gens qui me prouvent qu ils peuvent apprendre. Mais bon dans la banque on a que des bac+5 qui postulent car la sélection passe par ça. Idem aux usa: j aurai pas eu de bac +5 j aurais pas eu de visa. On peut se révolter contre le système et on peut réussir mais c est plus compliqué en général ;)

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a écrit : Paris forcément pour faire de grande étude ?
Non je ne suis pas d'accord.
Après c'est un autre débat complètement HS.
Si je parle de ce que je connais en science, les plus grandes écoles: ENS, polytechnique, les mines et centrales, leurs campus les plus réputés sont tous à Paris (j’inclus le 91 dans Paris)