Il existe des chiens pour personnes victimes de violences conjugales

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La Fundación Mariscal de Madrid dresse des chiens de protection destinés à accompagner des femmes victimes de violences conjugales. Ils sont destinés à intimider l'agresseur et à s'interposer physiquement (sans mordre) le cas échéant. L'amélioration psychologique de la victime est spectaculaire.

Après une formation de 170 heures, ces chiens protecteurs sont confiés à leur nouvelle propriétaire, qui sont invariablement d’anciennes compagnes d'agresseurs présentant un risque élevé de rupture d'ordre judiciaire d'éloignement.
La protection apportée prend tout son effet, quand la victime se trouve sur la voie publique et donc en situation de grande vulnérabilité. Le chien porte une muselière d'impact, destinée à porter des coups à la poitrine et au cou de l'ex-conjoint, si les ordres verbaux et physiques d'éloignement (appris durant la formation par la femme) sont insuffisants.


Tous les commentaires (79)

a écrit : L'idée est pas mal, les chiens, c'est plutot dissuasif mais personnellement je préfère l'idée du bracelet électronique, mais avec quelques améliorations:
Si le conjoint violent s'approche à moins de 300 mètres de la dame, et d'une, celle ci reçoit une alerte via un bidule électronique spé
cial quelconque qui lui donnera aussi la direction à suivre pour s'en éloigner/se mettre en sécurité, et de deux, le conjoint violent devra s'éloigner dans les 20 secondes sinon la police sera automatiquement avertie, récidive, tribunal, jugement plus sévère. Pas de clémence.

Certains trouveront ça extrême mais dans ce cas de figure, le conjoint violent a sa chance de se tenir à carreau et la dame a le temps de se mettre en sécurité, en trouvant un policier, en rentrant dans un magasin, en prenant en main une bombe anti-agression, ou en enlevant la muselière du chien^^

En tout cas, faut trouver une solution, ca arrive trop souvent les récidives dans ces cas, inacceptable!
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Et bien figure toi que l'Espagne a mis en œuvre le procédé que tu nous proposes à l'encontre des conjoints violents et, en effet, cela marche très bien, le nombre de récidives a chuté.

www.liberation.fr/planete/2019/06/02/une-methode-qui-a-fait-ses-preuves-en-espagne_1731216

Tu devrais peut-être faire de la politique...

a écrit : Vraiment ?!

Je vous renvoi à l’affaire du viol d’une ado par « la meute » , comme ils se prénommaient. Sur le papier ils ont fait des progrès c’est indéniable, mais la réalité demeure plus cruelle envers leurs femmes.

Le concept du chien je trouve ça très bien. Une question : pourquoi leur mettre une muselière ;)?
Viols et violences conjugales ne sont pas la meme chose.

Les victimes de viols ne peuvent prétendre à un tel dispositif, à moins que ce soit des viols conjugaux mais on s'éloigne encore du sujet.

Le fait est que pour les violences l'Espagne donne le rythme et est plus en avance que la France dans ce domaine, en particulier "l'après condamnation" où la victime a un suivi bien plus appuyé qu'en France, où ca commence seulement depuis quelques années.

a écrit : L'idée est pas mal, les chiens, c'est plutot dissuasif mais personnellement je préfère l'idée du bracelet électronique, mais avec quelques améliorations:
Si le conjoint violent s'approche à moins de 300 mètres de la dame, et d'une, celle ci reçoit une alerte via un bidule électronique spé
cial quelconque qui lui donnera aussi la direction à suivre pour s'en éloigner/se mettre en sécurité, et de deux, le conjoint violent devra s'éloigner dans les 20 secondes sinon la police sera automatiquement avertie, récidive, tribunal, jugement plus sévère. Pas de clémence.

Certains trouveront ça extrême mais dans ce cas de figure, le conjoint violent a sa chance de se tenir à carreau et la dame a le temps de se mettre en sécurité, en trouvant un policier, en rentrant dans un magasin, en prenant en main une bombe anti-agression, ou en enlevant la muselière du chien^^

En tout cas, faut trouver une solution, ca arrive trop souvent les récidives dans ces cas, inacceptable!
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Un chien présent est plus dissuasif que des policiers qui viendront (s'ils peuvent), d'autant que si le conjoint est assez motivé pour contrevenir à une interdiction légale, il ne va pas attendre les bras croisés s'il s'approche de son ex.

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Réponse collective à divers commentateurs.
Le chien porte une muselière, pour que le risque de morsure soit nul. Si d'aventure l'agresseur était un tant soit peu blessé, il pourrait se retourner judiciairement contre son ex-compagne. Or, ce n'est pas le but.
Notez de fait, que ces chiens sont appelés " de protection", et non pas " de défense ou d'attaque". En fonction de certains liens ou vidéos, ils sont également appelés "de dissuasion"

Ce n'est pas la Justice qui ordonne l'attribution d'un chien de protection, vu que cette initiative est totalement privée, ne reçoit aucune subvention de l'Etat et que les frais d'entraînement sont financés par la société Securitydog, à hauteur de ses bénéfices.
Pour le moment, vu le nombre limité de chiens dressés (quelques dizaines), ils ne sont confiés qu'à des femmes dont l'ex-conjoint a reçu une peine ferme de prison et où il (se) démontre qu'il n'a pas appris de ses erreurs ni modifié son comportement ni son langage haineux. En résumé, les cas les plus extrêmes où la récidive est élevée.

En parallèle de la formation du chien, le travail du dresseur sera aussi d'apprendre à la victime à savoir regarder l'agresseur dans les yeux et à lui donner des ordres d'éloignement. Il s'agit d'apprendre à la victime à dominer sa peur et sa soumission, ainsi que de retrouver confiance et estime de soi-même.
Selon le chef de psychiatrie de "l'hôpital doce de octubre" de Madrid, " ces chiens apportent en 7 jours, plus de bénéfice que 7 années de thérapie reconstructrive".

Une des fonctions du chien, de par sa présence, est aussi de faire office de barrière contre l'agresseur, en attendant l'arrivée des forces de l'ordre (de 5 à 7 minutes de moyenne), car dans ce laps de temps, un "macho" se croyant encore tout puissant, pourrait néanmoins tenter d'agir jusqu'au meurtre, vu que son égo a déjà été touché.

Le statut légal de ces chiens, ne permet pas pour le moment, qu'ils puissent accompagner ces femmes dans tous les lieux privés ouverts au public (restaurants, théâtres, centre commerciaux, etc...) au même titre que les chiens-guides pour aveugle. C'est une des demandes formulées par les Associations luttant contre les violence conjugales.

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C'est génial ! Il faut absolument adapter cela ici en France et partout ailleurs. De fait quand ma femme sors avec le iench (faut voir le modèle) le harcèlement de rue ça existe plus.

a écrit : C'est super comme concept. Ça serait bien de l'importer en France ! Des contacts ont été pris par le Mexique, souhaitant également importer le concept.

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a écrit : Un chien présent est plus dissuasif que des policiers qui viendront (s'ils peuvent), d'autant que si le conjoint est assez motivé pour contrevenir à une interdiction légale, il ne va pas attendre les bras croisés s'il s'approche de son ex. J'ai pas dit que mon système (qui apparemment existe déja) était infaillible, effectivement, le gros taré qui a décidé de... dur de l'en empêcher.
Le bracelet + le chien + la bombe anti agression...

Le chien, c'est une bonne idée, y'a pas photo, mais si moi en tant que gros taré (oui je suis un mec, en vrai^^), je viens avec un couteau... je sais pas moi, le bracelet a au moins la capacité de prévenir avant, de laisser le temps

Je ne pense pas qu'il y ait de solution miracle mais bon, l'Espagne est en avance! Chapeau! J'y aurai jamais pensé au coup du chien!

a écrit : Réponse collective à divers commentateurs.
Le chien porte une muselière, pour que le risque de morsure soit nul. Si d'aventure l'agresseur était un tant soit peu blessé, il pourrait se retourner judiciairement contre son ex-compagne. Or, ce n'est pas le but.
Notez de fait, que ces chiens s
ont appelés " de protection", et non pas " de défense ou d'attaque". En fonction de certains liens ou vidéos, ils sont également appelés "de dissuasion"

Ce n'est pas la Justice qui ordonne l'attribution d'un chien de protection, vu que cette initiative est totalement privée, ne reçoit aucune subvention de l'Etat et que les frais d'entraînement sont financés par la société Securitydog, à hauteur de ses bénéfices.
Pour le moment, vu le nombre limité de chiens dressés (quelques dizaines), ils ne sont confiés qu'à des femmes dont l'ex-conjoint a reçu une peine ferme de prison et où il (se) démontre qu'il n'a pas appris de ses erreurs ni modifié son comportement ni son langage haineux. En résumé, les cas les plus extrêmes où la récidive est élevée.

En parallèle de la formation du chien, le travail du dresseur sera aussi d'apprendre à la victime à savoir regarder l'agresseur dans les yeux et à lui donner des ordres d'éloignement. Il s'agit d'apprendre à la victime à dominer sa peur et sa soumission, ainsi que de retrouver confiance et estime de soi-même.
Selon le chef de psychiatrie de "l'hôpital doce de octubre" de Madrid, " ces chiens apportent en 7 jours, plus de bénéfice que 7 années de thérapie reconstructrive".

Une des fonctions du chien, de par sa présence, est aussi de faire office de barrière contre l'agresseur, en attendant l'arrivée des forces de l'ordre (de 5 à 7 minutes de moyenne), car dans ce laps de temps, un "macho" se croyant encore tout puissant, pourrait néanmoins tenter d'agir jusqu'au meurtre, vu que son égo a déjà été touché.

Le statut légal de ces chiens, ne permet pas pour le moment, qu'ils puissent accompagner ces femmes dans tous les lieux privés ouverts au public (restaurants, théâtres, centre commerciaux, etc...) au même titre que les chiens-guides pour aveugle. C'est une des demandes formulées par les Associations luttant contre les violence conjugales.
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Rhalala, si seulement on pouvait monter ce commentaire en top :/
En tout cas tres bonne analyse et excellent complement comme d'habitude, merci.

a écrit : Les espagnols sont tres en avance sur la prise en charge et le suivi des victimes de violences conjugales. Les Téléphones Grand Danger et les cellules de déchocages francais sont très inspirés de là bas (dans le sud de la France en tout cas) Exact. C'est un des pays leader mondiaux, dans la protection des femmes victimes de violences conjugales. Un autre est le don d'organes, où le modèle espagnol a été copié par plus de 40 autres pays.

Durant ces quatre dernières décennies (son époque Démocratique), le nombre de femmes assassinées par leur conjoint a baissé de 75%.
Ajouter que sur le territoire Espagnol, existent des dizaines d'édifices répartis, afin de recevoir les femmes (et leurs enfants si nécessaire) se trouvant en situation de fuite précipitée du domicile conjugal. Malheureusement, dans plus d'un cas de violence conjugale, c'est le manque d'indépendance économique qui conduit la victime à rester dans cette atmosphère destructive.

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Les chiffres concernant les violences conjugales sont d'ailleurs étonnants. Dans une étude réalisée auprès de 50.000 européennes, les pays du sud de l'Europe : Italie ou Espagne ont les meilleurs résultats alors que les pays du nord de l'Europe ont les plus mauvais scores : la Suède, les Pays Bas, la Finlande, la Lettonie et le Danemark.

Il est pourtant difficile de conclure sur ces chiffres. Si les pays du nord ont de mauvais score, c'est surtout que les femmes dénoncent bien plus les actes de violence contrairement au pays du Sud où c'est souvent tabou voire non perçues comme des violences par les victimes elles-mêmes.

On constate le même phénomène avec l'explosion des plaintes suites à l'affaire Weinstein, au mouvement Metoo, etc. La violence n'a pas augmenté en soi. Elle est simplement beaucoup plus dénoncée.

Je salue les efforts de l'Espagne pour endiguer ce phénomène mais attention à vos chiffres quand vous annoncez que l'Espagne est en tête. Cela peut être trompeur voire "faux" en réalité (impossible de réellement savoir).

a écrit : C'est une super idée, et encore une magnifique preuve de ce que les chiens mais aussi les animaux apportent à l'homme.

Cependant je me dis que c'est pas une solution et que si le risque de récidive est élevé c'est que l'homme qui tapait sa femme n'a pas compris son erreur et
que donc sa sanction n'était pas suffisante.

On peut pas demander à une femme de sortir seulement avec son chien même si elle aime ce chien plus que tout, on pénalise le quotidien d'une victime. C'est quand même plus simple de laisser l'agresseur au fond d'une prison. Et en plus ça evite qu'il s'en prenne à une autre femme ou à un enfant.
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La peine à perpétuité n'existe pas en Espagne. Elle est tout au plus de 30 ans, quel que soit le délit et aussi grave soit-il.

Il y a effectivement plusieurs cas recensés d'hommes ayant reproduit le même modèle de violence, jusque l'assassinat, par deux fois. Plus qu'un problème de Justice, il s'agit de la part de l'agresseur récidiviste, d'un problème de visualisation (tronqué) du rôle de la femme dans le couple et la société.
Une des revendications des Associations luttant contre les violences conjugales, est que la liste des assassins sur leur conjointe, soit du domaine public, et soit consultable sur le Net. De par son identité et son numéro de DNI ( Tous les Espagnols possèdent un numéro d'identité attribué à vie), toute personne pourrait donc rechercher le passé judiciaire dans le domaine des violences conjugales, et savoir à qui il/elle a affaire, le cas échéant. Cependant, ceci va à l'encontre de bien plus d'une Loi relative à la privacite et de la réhabilitation sociale, une fois la peine de prison accomplie.

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a écrit : Ce n'est pas parce que le risque est élevé que l'homme va nécessairement repasser à l'acte, il faut lui laisser sa chance à lui aussi. Punir les gens par simple prévention, c'est une dérive dangereuse. Malheureusement, les faits démontrent qu'un des agresseurs a néanmoins essayé de s'en prendre à son ex-conjointe.
Quant au concept de "punition envers l'agresseur", je ne vois pas où elle se trouve dans cette démarche.

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a écrit : Les chiffres concernant les violences conjugales sont d'ailleurs étonnants. Dans une étude réalisée auprès de 50.000 européennes, les pays du sud de l'Europe : Italie ou Espagne ont les meilleurs résultats alors que les pays du nord de l'Europe ont les plus mauvais scores : la Suède, les Pays Bas, la Finlande, la Lettonie et le Danemark.

Il est pourtant difficile de conclure sur ces chiffres. Si les pays du nord ont de mauvais score, c'est surtout que les femmes dénoncent bien plus les actes de violence contrairement au pays du Sud où c'est souvent tabou voire non perçues comme des violences par les victimes elles-mêmes.

On constate le même phénomène avec l'explosion des plaintes suites à l'affaire Weinstein, au mouvement Metoo, etc. La violence n'a pas augmenté en soi. Elle est simplement beaucoup plus dénoncée.

Je salue les efforts de l'Espagne pour endiguer ce phénomène mais attention à vos chiffres quand vous annoncez que l'Espagne est en tête. Cela peut être trompeur voire "faux" en réalité (impossible de réellement savoir).
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Je ne sais pas si c'était suite à mon commentaire, mais je précise puisque d'autres ont mésinterprété mes propos : l'Espagne est en avance dans la prise en charge et la gestion post-dénonciation de ces violences conjugales.
Je ne connais pas du tout les chiffres et je serais curieux, comme tu le dis, de connaitre les taux par nombres de plaintes. Mais c'est un autre sujet.

Je trouve ca fou quand meme qu'en France (et ailleurs) il soit si difficile encore aujourd'hui d'éloigner une femme/un homme de son conjoint violent ou un homme/une femme violent du domicile conjugale.
Les solutions existent pourtant bel et bien mais on dirait que le prix à payer est encore trop grand, surtout quand par exemple l'année dernière on entendait des arguments comme l'atteinte à la vie privée lorsque l'idée d'un bracelet avec GPS fonctionnant comme une sonnette d'alarme avait été évoqué.
Personnellement, je serais plutot du parti de dire qu'à situation urgentes ---> mesures d'urgences.

a écrit : J'ai pas dit que mon système (qui apparemment existe déja) était infaillible, effectivement, le gros taré qui a décidé de... dur de l'en empêcher.
Le bracelet + le chien + la bombe anti agression...

Le chien, c'est une bonne idée, y'a pas photo, mais si moi en tant que gros tar
é (oui je suis un mec, en vrai^^), je viens avec un couteau... je sais pas moi, le bracelet a au moins la capacité de prévenir avant, de laisser le temps

Je ne pense pas qu'il y ait de solution miracle mais bon, l'Espagne est en avance! Chapeau! J'y aurai jamais pensé au coup du chien!
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Et pourtant @Nicontrarie, c'est toi qui est "l'auteur" de cette anecdote. Alors MERCI !
C'est un de tes récents commentaires à propos des chiens pour aveugle, qui, par ressemblance, m'a poussé à la rédiger.

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a écrit : On ne va quand même pas comparer, une connerie sans réelle conséquence d'un gamin, un excès de vitesse (en plus si 110 alors c'est une route sans réel danger) et un viol....

D'autre part, il me semble que certains ici on déjà expliqué que max 10 ans (et sortie au bout de 2 ou 4 ans) c'e
st suffisant pour un viol car ça impacte 1 seule personne contrairement à de la fausse monnaie qui impacte un pays. (Oui je sais...polémique en vue...) Afficher tout
en effet, et il y a aussi une chose: une fois dans la prison tu es à nouveau jugé de t’es/ton crimes par les détenus déjà présents. Si t’as volé du fric t’es badass. Par contre si t’as abusé d’une personne... c’est généralement le lynchage.

a écrit : Je ne sais pas si c'était suite à mon commentaire, mais je précise puisque d'autres ont mésinterprété mes propos : l'Espagne est en avance dans la prise en charge et la gestion post-dénonciation de ces violences conjugales.
Je ne connais pas du tout les chiffres et je serais curieux, comme tu le di
s, de connaitre les taux par nombres de plaintes. Mais c'est un autre sujet.

Je trouve ca fou quand meme qu'en France (et ailleurs) il soit si difficile encore aujourd'hui d'éloigner une femme/un homme de son conjoint violent ou un homme/une femme violent du domicile conjugale.
Les solutions existent pourtant bel et bien mais on dirait que le prix à payer est encore trop grand, surtout quand par exemple l'année dernière on entendait des arguments comme l'atteinte à la vie privée lorsque l'idée d'un bracelet avec GPS fonctionnant comme une sonnette d'alarme avait été évoqué.
Personnellement, je serais plutot du parti de dire qu'à situation urgentes ---> mesures d'urgences.
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Je n'ai pas voulu répondre à qui que ce soit car je disais cela en général. Je faisais simplement la remarque qu'il faut faire attention avec les chiffres de la "violence conjugale".

C'est beaucoup plus complexe que de compter les meurtres par exemple. Généralement, on a une disparition puis un corps la plupart du temps.
Quand il s'agit des violences conjugales ou du harcèlement, impossible de connaitre les chiffres si personne ne porte plainte et c'est un gros problème.

L'Espagne est certainement leader dans les investissements pour protéger les femmes et dans les mesures mises en place, c'est fort probable. Mais il ne faut pas faire le raccourci vers l'affirmation que "l'Espagne compte le moins de violence conjugale en Europe" (personne n'a fait le raccourci, je sais mais l'expression de leader peut prêter à confusion ^^).

a écrit : Les chiffres concernant les violences conjugales sont d'ailleurs étonnants. Dans une étude réalisée auprès de 50.000 européennes, les pays du sud de l'Europe : Italie ou Espagne ont les meilleurs résultats alors que les pays du nord de l'Europe ont les plus mauvais scores : la Suède, les Pays Bas, la Finlande, la Lettonie et le Danemark.

Il est pourtant difficile de conclure sur ces chiffres. Si les pays du nord ont de mauvais score, c'est surtout que les femmes dénoncent bien plus les actes de violence contrairement au pays du Sud où c'est souvent tabou voire non perçues comme des violences par les victimes elles-mêmes.

On constate le même phénomène avec l'explosion des plaintes suites à l'affaire Weinstein, au mouvement Metoo, etc. La violence n'a pas augmenté en soi. Elle est simplement beaucoup plus dénoncée.

Je salue les efforts de l'Espagne pour endiguer ce phénomène mais attention à vos chiffres quand vous annoncez que l'Espagne est en tête. Cela peut être trompeur voire "faux" en réalité (impossible de réellement savoir).
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Je pense qu'il y a confusion de ta part, sur la lecture du premier paragraphe que j'avais écrit. Je n'en tiens pas rigueur, car ceci est secondaire dans un sujet aussi délicat - et important !- traité au travers de cette anecdote.

Ici en Espagne, la lutte contre les violences de Genre, fait l'objet d'une communication incessante (presse, et audio, TV, etc...), depuis plus de 15 ans. Bien peu de personnes peuvent dire qu'ils ignorent l'existence du fléau, et qu'il ne sait pas comment il peut agir à titre personnel.
La mise en place du numéro de téléphone 016 ( gratuit et ne laissant aucune trace sur une facture téléphonique ou dans le portable), est un des succès de la lutte contre cette lacre qu'est la violence contre les femmes. C'est au travers de ce numéro que quiconque se trouvant sur le territoire, peut signaler ( il sera aiguillé sur un autre service, le cas échéant, tel le 112), de forme totalement anonyme, un cas de violence domestique ou de genre (les deux cas font l'objet d'une législation et d'un suivi Judiciaire distincts). Les chiffres parlent d'eux-mêmes : les appels ont décuplé depuis la mise en service du 016. Ils sont donc le reflet d'une prise de conscience collective du problème et d'une réelle envie d'en mettre fin.

Je salue sincèrement tes recherches Net et publication d'information sur le sujet. Je peux, en complément d'information, ajouter que les chiffres de l'Espagne ( incluant tout autant sa population autochtone comme immigrante), montre que les cas d'assassinats de femmes victimes de violence de genre, montre un pourcentage plus élevé au sein de la population immigrante, et plus spécifiquement des populations issues des pays de l'Est, ainsi que celles provenant d'Amérique Latine.

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a écrit : La société fournit des chiens pour protéger ses contemporains, tu veux quoi, qu'on fusille les personnes violentes ? Qui parle de fusiller qui que ce soit ? Les peines intermédiaires ça existe tu sais :)

a écrit : Je n'ai pas voulu répondre à qui que ce soit car je disais cela en général. Je faisais simplement la remarque qu'il faut faire attention avec les chiffres de la "violence conjugale".

C'est beaucoup plus complexe que de compter les meurtres par exemple. Généralement, on a une dispa
rition puis un corps la plupart du temps.
Quand il s'agit des violences conjugales ou du harcèlement, impossible de connaitre les chiffres si personne ne porte plainte et c'est un gros problème.

L'Espagne est certainement leader dans les investissements pour protéger les femmes et dans les mesures mises en place, c'est fort probable. Mais il ne faut pas faire le raccourci vers l'affirmation que "l'Espagne compte le moins de violence conjugale en Europe" (personne n'a fait le raccourci, je sais mais l'expression de leader peut prêter à confusion ^^).
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Une fois de plus, ton commentaire est fort intéressant, car il donne beaucoup à réfléchir.
Au delà des chiffres, il est important de signaler que la lutte contre les violences de genre, doit être traitée de forme globale.
Prévention, répression et suivi post Judiciaires.
Dans la prévention, doit absolument passer le message ( système Éducatif et entourage familial ou d'amitiés) comme quoi la Femme n'est pas inférieure à l'homme. Mais tant que ce concept machiste perdurera...
Dans le domaine de la répression, il est indispensable que le (futur) agresseur ou assassin assimile que ses actes ou crimes ne resteront jamais impunis, quel qu'en soit le degré. Donc, plus la société dans son ensemble prend conscience que les cas de violence de genre sont affaire de tous, plus l'agresseur potentiel ou avéré pourra "sentir" qu'il est observé, "traqué". Il est également important que le système Législatif et judiciaire soit à l'écoute de la société civile et surtout des Associations. Le cas exposé dans l'anecdote est assez représentatif : il provient d'une initiative privée, qui a déjà montré ses résultats, et devrait faire l'objet d'une aide financière bien plus importante.
Ceci ramène au troisième point: la possibilité que la victime puisse se reconstruire psychologiquement, retrouver une vie normale, nouvelle vie amoureuse inclue. Le témoignage apparaissant dans un des liens, reflète très bien ce troisième point.

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