Le chleuasme : quand on veut être contredit pour être complimenté

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Dans une conversation, certaines personnes ont tendance à se déprécier verbalement, ou à dépeindre une image exagérément négative d'eux, dans le but inavoué de se faire contredire par leur interlocuteur, et donc recevoir des compliments. Ce procédé s'appelle un chleuasme.

Il existe aussi l'hyperchleuasme, qui consiste à dire la vérité de façon tellement surprenante qu'elle en paraisse improbable ou fausse. C'est le cas de « Oui, mon frère, je suis un méchant, un coupable » de Tartuffe.


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a écrit : Faire croire qu’on est compétent sans l’être, je dirais que ça dépend du travail en question. Ce n’est pas toujours possible. Dans mon service, en réanimation, les collègues qui font semblant d’être compétents sans l’être mettent en danger les patients et du coup... Ça se voit plus vite et c’est pire que tout: on ne leur fait pas confiance, et quand on passe derrière eux, on vérifie tout deux fois plus ! Du coup, ils passent juste pour des incompétents dangereux au final, et pour regagner la confiance de ses paires avec de belles boulettes, je vous raconte pas la difficulté, même si ce n’est pas impossible. Un gros travail à coup de « profil bas » pendant plusieurs mois, pendant lesquels ils doivent montrer une écoute attentive des conseils avisés... Afficher tout Bien entendu lorsqu'il s'agit de métier mettant en jeu la vie des autres, il faut éviter d'utiliser ce genre de procédé. Je pensais plutôt aux métiers de bureaux.

Toutefois, cela arrive fréquemment même dans ces métiers. J'ai un ami qui dirige une équipe chez les pompiers. Il recherche souvent les pompiers malades, blessés ou qui présente des troubles psychologiques car aucun ne veut réellement en parler ouvertement. Pour eux, dire qu'on a un problème psy ou physique c'est quasiment signer l'arrêt de leur carrière en intervention car c'est un travail d'équipe et personne ne voudra partir en intervention avec quelqu'un de fragile psychologiquement ou physiquement.
Sur un départ de feu, c'est ton coéquipier qui te sort des flammes au moindre problème et il faut donc une confiance aveugle entre les différents membres. Du coup, tout le monde fait croire qu'il est au top en permanence.

a écrit : Il n'était pas nécessaire d'écrire, par pudeur sans doute, "certaine personnes" et il était possible d'aller droit au but en disant clairement : "les femmes". Fais attention quand même (ou c'était justement en référence à cet épisode que tu as écrit ce commentaire ?) : J. K. Rowling (l'auteure de Harry Potter) a voulu faire sa maline en répondant à un article à propos des règles (menstrues) et qui disait "les personnes qui ont leurs règles", pour faire remarquer qu'il y avait une mot pour ça ("les femmes"). Et elle s'est pris une levée de boucliers des ligues LGBT (et des adeptes du politiquement correct) qui disaient qu'en se moquant de cette formulation, elle niait l'existence des personnes trans ! Alors si on ne peut même plus remplacer personnes par femmes quand il s'agit des règles, imagine un peu quand il s'agit des chleuasmes !

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a écrit : Ohlala, surtout pas ! Tu vas passer pour une personne dénuée d’humour si tu ne rigoles pas aux blagues des beaufs du coin... Tu feras gaffe, traiter un homme de beauf, c'est sexiste.

a écrit : On ne pourrait pas élever un peu le débat plutôt que de faire des remarques sexistes à tout va ?
L'anecdote est intéressante, comme quoi il existe des mots pour absolument tout, ou presque.
Ouais espèce de soupe à l'oignon, y a pas que les meufs qui font des chleutrucs okay? Y a les gays aussi.

a écrit : Ouais espèce de soupe à l'oignon, y a pas que les meufs qui font des chleutrucs okay? Y a les gays aussi. C'est sûrement parce que je ne suis pas assez intelligent ni ouvert d'esprit que je ne comprends pas ce qu'il y a de drôle.

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a écrit : C'est sûrement parce que je ne suis pas assez intelligent ni ouvert d'esprit que je ne comprends pas ce qu'il y a de drôle. Bin bien sûr que si t'es intelligent mais on a pas le même humour (moi ça tire parfois plus sur le beauf que le lettré). Après si je t'ai vexé franchement c'est pas le but.

a écrit : Bin bien sûr que si t'es intelligent mais on a pas le même humour (moi ça tire parfois plus sur le beauf que le lettré). Après si je t'ai vexé franchement c'est pas le but. Mais non, c'était pour faire un exemple de chleuasme ! Ça a très bien marché puisque tu m'as contredis comme prévu !

« On ne se blâme que pour être loué. » La Rochefoucauld

a écrit : Ohlala, surtout pas ! Tu vas passer pour une personne dénuée d’humour si tu ne rigoles pas aux blagues des beaufs du coin... C'est de l'humour de provocation plutôt que de beauf je pense. On adhère ou on adhère pas, chacun son truc. Pas besoin d'être méprisant

a écrit : C'est de l'humour de provocation plutôt que de beauf je pense. On adhère ou on adhère pas, chacun son truc. Pas besoin d'être méprisant Allons donc ! Je faisais également de l’humour ! Ça ne vous plaît pas ? Comme vous le dites: on y adhère ou on n’y adhère pas.

a écrit : Tu feras gaffe, traiter un homme de beauf, c'est sexiste. Ah bon ? Première nouvelle. Un beauf peut très bien être une femme, c’est une personne aux idées étroites, aux manières vulgaires et aux goûts douteux, nourrie de préjugés et peu tolérante (merci Wikipedia pour cette description détaillée d’ailleurs), ça n’est pas une insulte genrée même si c’est souvent un homme bedonnant et moustachu, dans l’imaginaire collectif... ;)

a écrit : Fais attention quand même (ou c'était justement en référence à cet épisode que tu as écrit ce commentaire ?) : J. K. Rowling (l'auteure de Harry Potter) a voulu faire sa maline en répondant à un article à propos des règles (menstrues) et qui disait "les personnes qui ont leurs règles", pour faire remarquer qu'il y avait une mot pour ça ("les femmes"). Et elle s'est pris une levée de boucliers des ligues LGBT (et des adeptes du politiquement correct) qui disaient qu'en se moquant de cette formulation, elle niait l'existence des personnes trans ! Alors si on ne peut même plus remplacer personnes par femmes quand il s'agit des règles, imagine un peu quand il s'agit des chleuasmes ! Afficher tout Concernant cet épisode, je crois que c’est surtout que ça faisait suite à plusieurs propos qui allaient dans ce sens qu’elle s’est pris cette levée de bouclier, ce n’était pas la première fois qu’elle s’exprimait à ce sujet. Les gens l’ont traité de TERF (trans exclusionary radical feminist) à cause de ça...
Ca m’a fait découvrir un terme du coup, un peu barbare quand même comme terme.

a écrit : Ah bon ? Première nouvelle. Un beauf peut très bien être une femme, c’est une personne aux idées étroites, aux manières vulgaires et aux goûts douteux, nourrie de préjugés et peu tolérante (merci Wikipedia pour cette description détaillée d’ailleurs), ça n’est pas une insulte genrée même si c’est souvent un homme bedonnant et moustachu, dans l’imaginaire collectif... ;) Afficher tout Il a quand même un peu raison.
Que Wikipédia (temple de la bien pensance) parle d’une « personne » non genrée, je veux bien. Mais pour le coup tu diras au Dictionnaire Robert et à Alain Rey qu’ils ont tort.
dictionnaire.lerobert.com/definition/beauf

Mais vu certains de tes commentaires tu sembles correspondre à la définition que tu donnes.

a écrit : Certains de mes commentaires ? Sois plus explicite et explique moi le souci dans mes commentaire s’il te plaît. Mais pour être honnête: je me méfie énormément de quelqu’un qui utilise le terme « bien-pensance » d’emblée. Cela dit, je laisse toujours le bénéfice du doute à mon interlocuteur.
Quand à dire qu’il a
raison en disant que je suis sexiste parce que j’utilise le terme beauf, vous me semblez bien prompt à dénoncer le sexisme soudainement ! Quel revirement étonnant, mais tu m’en vois ravie: c’est un bon début. Cela dit, beauf n’est en rien une insulte à caractère sexiste.

Si ce qui te gêne est que je dénonce la banalisation des blagues sexistes et lourdes, alors désolée de froisser ta personne, mais je m’en fiche un peu.
Tout comme je me fiche de ce que tu peux bien penser en me lisant: tu ne me connais pas du tout, ton jugement me paraît bien hâtif et dénué de pertinence du coup.
Afficher tout
Moi je me méfie de ceux qui se méfient de ceux qui utilisent le terme bien-pensance.

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a écrit : Il a quand même un peu raison.
Que Wikipédia (temple de la bien pensance) parle d’une « personne » non genrée, je veux bien. Mais pour le coup tu diras au Dictionnaire Robert et à Alain Rey qu’ils ont tort.
dictionnaire.lerobert.com/definition/beauf

Mais vu certains de tes commentaire
s tu sembles correspondre à la définition que tu donnes. Afficher tout
Certains de mes commentaires ? Sois plus explicite et explique moi le souci dans mes commentaire s’il te plaît. Mais pour être honnête: je me méfie énormément de quelqu’un qui utilise le terme « bien-pensance » d’emblée. Cela dit, je laisse toujours le bénéfice du doute à mon interlocuteur.
Quand à dire qu’il a raison en disant que je suis sexiste parce que j’utilise le terme beauf, vous me semblez bien prompt à dénoncer le sexisme soudainement ! Quel revirement étonnant, mais tu m’en vois ravie: c’est un bon début. Cela dit, beauf n’est en rien une insulte à caractère sexiste.

Si ce qui te gêne est que je dénonce la banalisation des blagues sexistes et lourdes, alors désolée de froisser ta personne, mais je m’en fiche un peu.
Tout comme je me fiche de ce que tu peux bien penser en me lisant: tu ne me connais pas du tout, ton jugement me paraît bien hâtif et dénué de pertinence du coup.

a écrit : Ou comment ne pas assumer un propos en disant que c'était une blague Non, je mettais en exergue la pancarte de l’humour que brandissent systématiquement les gens pour dire « c’est bon, j’ai le droit de dire ça sous souvent d’humour », j’étais sarcastique.

a écrit : Allons donc ! Je faisais également de l’humour ! Ça ne vous plaît pas ? Comme vous le dites: on y adhère ou on n’y adhère pas. Ou comment ne pas assumer un propos en disant que c'était une blague

a écrit : Moi je me méfie de ceux qui se méfient de ceux qui utilisent le terme bien-pensance. Et moi je me méfie de ceux qui se méfient de ceux qui se méfient du terme bien-pensance, crois-le bien...

a écrit : C'est sûrement parce que je ne suis pas assez intelligent ni ouvert d'esprit que je ne comprends pas ce qu'il y a de drôle. ... et là est-ce un hyperchleuasme ?

a écrit : Certains de mes commentaires ? Sois plus explicite et explique moi le souci dans mes commentaire s’il te plaît. Mais pour être honnête: je me méfie énormément de quelqu’un qui utilise le terme « bien-pensance » d’emblée. Cela dit, je laisse toujours le bénéfice du doute à mon interlocuteur.
Quand à dire qu’il a
raison en disant que je suis sexiste parce que j’utilise le terme beauf, vous me semblez bien prompt à dénoncer le sexisme soudainement ! Quel revirement étonnant, mais tu m’en vois ravie: c’est un bon début. Cela dit, beauf n’est en rien une insulte à caractère sexiste.

Si ce qui te gêne est que je dénonce la banalisation des blagues sexistes et lourdes, alors désolée de froisser ta personne, mais je m’en fiche un peu.
Tout comme je me fiche de ce que tu peux bien penser en me lisant: tu ne me connais pas du tout, ton jugement me paraît bien hâtif et dénué de pertinence du coup.
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Si la définition de beauf commence par « homme » et que tu insultes quelqu’un de beauf, tu le fais donc par rapport à son genre et donc c’est sexiste que tu le veuilles ou non.
Si tu remets en cause les définitions c’est un autre sujet. Et si tu utilises les définitions par extension c’est toujours mieux de le préciser voire d’écrire en écriture inclusive vu que c’est à la mode.

Pour la question sur tes commentaires, je trouvais simplement que tu manquais parfois d’ouverture d’esprit, que tu avais des idées étroites avec des préjugés et peu de tolérance ce qui correspond à ta propre définition (cf. Anecdote et commentaires parlant du code civil de Napoléon entre autres).